L’armée libanaise a indiqué avoir démantelé jeudi ce qu’elle a qualifié d’engins d’espionnage israéliens dans le sud du Liban, grâce à des informations fournies par le Hezbollah chiite.
« Une unité spécialisée de l’armée a démantelé le 17 mars un dispositif d’espionnage installé par l’ennemi israélien et camouflé en rocher, dans la région de Chamaa », à environ 6 km de la frontière avec l’Etat hébreu, selon un communiqué de l’armée.
Des informations obtenues par les renseignements (de l’armée) de sources au sein de la résistance (Hezbollah, ndlr) sont à l’origine de cette découverte », précise le texte.
Selon l’armée, le « dispositif d’espionnage » est composé, entre autres, de systèmes permettant de recueillir et de transmettre des images et d’un autre pour réception de signaux.
Le dispositif « de haute technologie » couvrait la côte allant de la ville portuaire de Tyr à la localité d’El Biyada (à 10 km plus au sud) et était opéré par des avions de reconnaissance qui recevaient les images directement » de l’appareil.
Les avions de reconnaissance israéliens violent quotidiennement l’espace aérien libanais, un acte régulièrement dénoncé par Beyrouth et l’ONU.
En décembre, l’armée libanaise avait déjà annoncé avoir démantelé des « engins d’espionnage israéliens » posés sur deux des plus hautes cimes du Liban, également grâce à une alerte du puissant mouvement chiite armé.
Depuis 2009, l’armée et la police libanaise mènent une vaste campagne d’arrestations d' »espions » présumés travaillant pour le compte d’Israël, toujours techniquement en guerre avec le Liban.
Le Hezbollah, qui s’est engagé dans une guerre destructrice contre Israël en 2006, accuse l’Etat hébreu d’avoir infiltré le réseau télécoms libanais.
Il l’accuse surtout d’avoir infiltré son propre réseau de téléphonie mobile afin de pouvoir envoyer, depuis des téléphones portables de membres du mouvement, de fausses informations, notamment concernant l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
Le parti chiite s’attend à être mis en cause dans ce meurtre par le Tribunal spécial pour le Liban en charge de l’enquête, qu’il dénonce comme un « complot israélo-américain » visant à le détruire.
BEYROUTH, 17 mars 2011 (AFP) –
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