Les parents d’un jeune jihadiste français
parti en Syrie combattre les troupes de Bachar al-Assad viennent d’apprendre
sa mort par SMS, dans une opération kamikaze, quelques mois après celle de son
demi-frère, a-t-on appris lundi auprès du père des deux jeunes hommes.La mère, Dominique Bons, a reçu le 2 janvier un SMS lui annonçant la mort
de son fils Nicolas, 30 ans, a expliqué à l’AFP son ex-époux, Gérard Bons,
confirmant une information de France 2 et de Libération.
« J’ai rappelé le numéro syrien affiché sur mon portable. Un homme parlant
le français m’a expliqué que Nicolas s’était fait exploser avec un camion,
avec un autre combattant, le 22 décembre, dans la région de Homs », a déclaré à
Libération Dominique Bons.
Joint par l’AFP au téléphone en Guyane, où il réside, M. Bons a expliqué
avoir tenté en vain d’appeler son fils Nicolas à plusieurs reprises pour lui
souhaiter son anniversaire le 23 décembre.
« Ça faisait plusieurs jours que j’essayais de l’avoir mais comme le réseau
n’est pas très stable, j’avais pas mal de difficultés pour le joindre. Pendant
les fêtes, je me suis dit qu’il y avait un surplus d’appels et que ça ne
passait pas.
Mais ce n’était pas ça », a rapporté M. Bons.
« Je n’aurais jamais cru qu‘il en arriverait à ce niveau-là dans cette
religion. C’est abominable », a ajouté le chef d’entreprise
fils, demi-frère de Nicolas, Jean-Daniel, avait été tué début août en Syrie à
l’âge de 22 ans.
Tous deux avaient rejoint la Syrie en mars, via l’Espagne et la Turquie,
faisant croire alors à leurs proches qu’ils s’envolaient pour la Thaïlande.
Là-bas, ils auraient rejoint les rangs de l’Etat islamique en Irak et au
Levant, une formation proche d’Al-Qaïda.
Nicolas « m’avait toujours dit qu’il n’avait pas le courage de Jean-Daniel
pour aller combattre. Il disait qu’il restait à l’arrière, qu’il faisait du
prosélytisme. J’en veux vraiment aux gens qui l’ont conditionné. Parce qu’il a
été conditionné, incontestablement, pour mener une action comme ça. Ce sont
des assassins, des gens qui arrivent à conditionner des gens pour en faire des
bombes humaines, de la chair à canon », a accusé M. Bons.
Les deux demi-frères, originaires de Toulouse, étaient apparus début
juillet dans une vidéo de propagande, où Nicolas, kalachnikov et Coran en
main, se réjouissait d’avoir réussi à convertir son cadet.
« El Hamdullillah, Allah, il a guidé mon frère », et « un an après moi, mon
frère, il a accepté l’islam », expliquait Nicolas, présenté sur la vidéo comme
Abu Abd Al Rahman.
Cette vidéo était destinée à encourager « les frères » à venir « le rejoindre
dans la terre qu’Allah a bénie » et comprenait un appel à François Hollande à
se convertir à l’islam, à désavouer ses « alliés juifs et américains » et à se
retirer du Mali.
S’exprimant sur le parcours de son fils et sa conversion à l’islam, la mère
de Nicolas a expliqué sur France 2 que cela avait été « un grand choc »
d’apprendre qu’il était parti « faire la guerre; ça nous tombe dessus comme ça,
on ne s’y attend pas. Au début, il y a eu une conversion à l’islam, ça c’est
pas vraiment grave, c’est la suite qui est grave et ça, on le voit pas
arriver », a-t-elle dit.
Selon des spécialistes du renseignement, plusieurs centaines de Français
sont partis combattre en Syrie ou voudraient le faire. Ces mouvements
constituent l’une des principales sources de préoccupation des services
antiterroristes français.
TOULOUSE, 06 jan 2014 (AFP)
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Au moins il ne reviendra pas En France ou en Europe faire sa Jihad.
Bon debaras, bonne nouvelle.