Le ministre israélien de l’Economie dit que son parti n’acceptera pas un accord sur la base des lignes de 1967.

« Il nous a été dit dans le passé qu’il fallait donner de la terre pour obtenir la paix », a déclaré le ministre israélien de l’Economie Naftali Bennett, avant d’ajouter: « les Israéliens d’aujourd’hui savent que ce dont nous avons besoin est une armée forte et la foi ». Le ministre s’est exprimé à l’Institut d’études de sécurité nationale de Tel Aviv mardi alors que la pression américaine pour parvenir à un accord de paix est de plus en plus palpable.
Naftali Bennett a critiqué le processus de paix, en brandissant la menace croissante d’une Intifada qui selon lui a commencé « depuis le début des pourparlers de paix ». « Les pourparlers de paix avec les Palestiniens ne nous ont apporté que le terrorisme », a ensuite déclaré le ministre.
Bennett a souligné que son parti Habayit Hayehudi (« foyer juif ») ne participera pas à une coalition qui veut diviser Jérusalem : « Nous n’accepterons jamais de renoncer à une Jérusalem unifiée. Nous n’accepterons jamais un accord sur la base des lignes de 1967 ».
Le ministre a également mis en garde contre les conséquences démographiques d’un accord avec les Palestiniens. « Au lendemain d’un accord diplomatique, les Palestiniens vont ouvrir leurs frontières à des centaines de milliers de réfugiés et leurs descendants », a-t-il prévenu.
Au même moment, un haut responsable politique jordanien a déclaré lundi que le Premier ministre Benyamin Netanyahou a exprimé sa volonté de remettre aux Palestiniens les terres israéliennes peuplées par des Arabes israéliens – une idée très controversée, présentée dimanche par son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
Selon Ynet, le responsable jordanien a déclaré que M. Netanyahou était prêt à renoncer à 52 kilomètres carrés de terres habitées par 300.000 Arabes dans la région de Wadi Ara, qui borde la Cisjordanie palestinienne peuplée. Ce territoire constituerait la frontière nord du futur Etat palestinien en Cisjordanie, selon le site d’informations.
Cependant, aucune confirmation n’a été obtenue et Netanyahou n’a pas abordé publiquement la question du transfert des terres aux Palestiniens.
Interrogé lundi sur la possibilité d’un échange de populations et de territoire, M. Netanyahou a répondu: « C’est la position du ministre des Affaires étrangères, mais pas la position américaine ».
Lieberman a déclaré dimanche que tout accord de paix avec les Palestiniens devait impliquer le transfert de zones actuellement habitées par des citoyens arabes Israéliens vers le nouvel Etat palestinien.
« Nous sommes les enfants de cette terre. Nous l’avons hérité de nos ancêtres, et personne ne peut parler ou négocier en notre nom dans tout accord futur avec les Palestiniens », pouvait-on lire dans sa déclaration.
i24news.tv Article original
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