Les Frères musulmans, principale force d’opposition en Egypte, ont décidé de se rapprocher de petits partis laïques en vue d’une possible coalition lors des prochaines élections législatives, a déclaré mercredi un haut responsable islamiste.
Kairat al-Shater, l’un des dirigeants de la confrérie, a affirmé qu’un projet de programme politique avait été préparé pour ces élections promises dans les six prochains mois par l’armée, qui assure la direction du pays depuis la chute du président Hosni Moubarak en février.
Ces formations « sont tombées d’accord sur le principe d’aller aux élections avec une liste nationale ouverte », a-t-il ajouté à l’issue d’une réunion des dirigeants de ces formations.
Outre les Frères musulmans, la rencontre comprenait de représentants du parti libéral Wafd et deux petites formations de gauche, les Nassériens et le parti Karama, qui ont tous appelé à des réformes démocratiques à l’issue de la rencontre.
Les Frères musulmans, qui ont participé au mouvement populaire ayant provoqué la chute de M. Moubarak, avaient déclaré qu’ils envisageaient de ne pas présenter de candidats dans toutes les circonscriptions, et assuré qu’ils ne cherchaient pas à obtenir une majorité parlementaire.
Interdits mais tolérés dans les faits par l’ancien régime, les Frères musulmans ont exprimé leur volonté de devenir un vrai parti politique.
L’armée égyptienne a promis d’organiser des élections législatives et une présidentielle dans les prochains mois afin de remettre le pouvoir à un gouvernement démocratiquement élu.
LE CAIRE, (AFP) –
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