Le chef de l’opposition syrienne Burhan Ghalioun veut « éviter de refaire les erreurs faites en Irak » et préserver les institutions de son pays en butte à une contestation sans précédent réprimée dans le sang, selon un entretien publié en Allemagne dimanche.

« L’opposition n’est plus prête à négocier avec des assassins », a déclaré à l’hebdomadaire Der Spiegel daté de lundi M. Ghalioun, président du Conseil national syrien (CNS) qui fédère la majorité des forces d’opposition, en référence au régime de Bachar Al Assad. « Mais elle est prête à parler aux fonctionnaires civils et militaires qui ne représentent pas le régime mais les institutions », a-t-il poursuivi, « nous ne voulons pas refaire les erreurs qui ont été faites en Irak, nous voulons que les institutions publiques, et avec elles l’ordre et la paix social, soient conservées ».

La répression en Syrie a déjà fait selon les Nations unies au moins 4.000 morts, dont plus de 300 enfants, et l’ONU craint une guerre civile dans le pays, alors que les défections de soldats de l’armée syrienne se multiplient. M. Ghalioun estime pour sa part que « tous les moyens diplomatiques » n’ont pas encore été exploités pour résoudre la crise à laquelle fait face son pays.

BERLIN, 11 déc 2011 (AFP)

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