La Turquie ne fera pas marche-arrière. C’est ce qu’a assuré, lundi, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, concernant ses demandes d’excuses suite à « l’agression israélienne portée contre des navires d’aide humanitaire à destination de Gaza » et le « meurtre » de neuf ressortissants turcs par lequel ces événements se sont soldés.
PHOTO: AP , JPOST
Ces déclarations ont été rapportées par l’agence de presse arabe syrienne (SANA), qui interrogeait Erdogan sur les relations bilatérales turco-syriennes, ainsi que les tensions entre Ankara et Jérusalem, les négociations de paix – israélo-palestiniennes et israélo-syriennes – et la volonté exprimée par la Turquie de parvenir à « la paix et la stabilité au Proche-Orient ».
Coopération à quatre voix
Concernant les tensions croissantes entre la Turquie et l’Etat hébreu, Erdogan impose une seule condition à la normalisation des relations diplomatiques : la formulation « d’excuses à la république turque et le versement d’indemnisations ». Le Premier ministre a, par ailleurs, accusé Israël d’être responsable du récent échec des négociations de paix avec les Palestiniens.
Au sujet d’un éventuel accord de paix entre Jérusalem et Damas, Erdogan assure que la Syrie souhaite reprendre les négociations via un médiateur turc.
Quant à ses propres relations avec Damas, Erdogan salue le travail du Conseil de Coopération stratégique turco-syrienne qui est parvenu, selon lui, à solidifier les liens entre les deux pays en plus de renforcer leurs économies respectives. « Ce conseil s’est transformé en un noyau sérieux favorisant une meilleure coopération régionale susceptible de conduire vers la paix, la stabilité et la prospérité de nos peuples, qui doivent prendre conscience que cette région est la leur. »
Le Premier ministre turc a également évoqué un projet de coopération à quatre voix, entre la Turquie, la Syrie, le Liban et la Jordanie. Une collaboration issue de liens historiques et culturels entre ces pays, précise-t-il. L’objectif, d’un point de vue pratique, consiste à supprimer les visas pour la circulation entre ces pays »>Article original et à établir une zone de libre échange entre les quatre alliés. Coopération interprétée par certains comme un moyen pour Ankara de surmonter le rejet de sa candidature d’adhésion à l’Union européenne.
Jerusalem Post
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