Le président syrien Bachar al-Assad a estimé samedi que l’absence de paix au Proche-Orient y entravait les efforts de développement économique, lors d’un point de presse avec son homologue indienne Pratibha Patil.

« L’absence de paix dans notre région à cause de la politique israélienne et malgré les efforts soutenus de la Syrie pour la réaliser, augmente la tension et entrave les efforts de développement et de prospérité économique », a déclaré M. Assad. « Seule une paix basée sur les résolutions internationales et sur le principe de l’échange de la terre contre la paix (…) garantira la stabilité et la prospérité au Proche-Orient et dans le monde », a poursuivi M. Assad.

(NDLR : c’est si vrai qu’après le retrait d’Israël du Liban il n’y a toujours pas de paix avec ce pays. Ce qui montre combien que les arguments des uns et des autres sont faux en ce qui concerne le conflit Israélo-arabe, et que le problème reste toujours la volonté des arabes de faire disparaître Israël de la région comme le montre la carte palestinienne de l’OLP)

Le président Assad a exprimé l’espoir que les relations entre la Syrie et l’Inde, conjuguées aux efforts internationaux, « mettront fin aux souffrances du peuple palestinien ». M. Assad a réitéré par ailleurs son soutien au « droit de l’Iran et de tous les pays à disposer d’une énergie nucléaire à des fins pacifiques », en soulignant l’importance de « faire du Proche-Orient une zone dépourvue d’armes de destruction massive ».

Sur le plan économique, M. Assad a affirmé qu’il avait examiné avec la présidente indienne « la possibilité d’établir de véritables partenariats stratégiques dans les domaines de l’informatique, du textile, des médicaments afin de profiter de la technologie indienne développée ». Mme Patil, qui effectue depuis vendredi une visite en Syrie pour renforcer les liens économiques entre les deux pays, a affirmé « soutenir le droit de la Syrie à récupérer le Golan occupé en entier ». Les pourparlers de paix syro-israéliens ont toujours achoppé par le passé sur la question du plateau du Golan syrien occupé par Israël en 1967 et annexé en 1981.

Les négociations directes israélo-palestiniennes, relancées le 2 septembre, ont été interrompues quelques trois semaines plus tard, à l’expiration d’un moratoire de dix mois sur les constructions juives en Cisjordanie.

NDLR – Après avoir perdu neuf mois, les palestiniens demandent une prolongation du moratoire en y incluant Jérusalem-Est, ce qui est une autre manière d’avouer qu’ils ne peuvent rien négocier. Car tout accord vaudra pour leurs dirigeants la peine capitale.

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