Le bureau de presse du gouvernement israélien (GPO) a exprimé vendredi ses « regrets » que des journalistes se soient sentis humiliés pour avoir été forcés de se déshabiller par le service de sécurité du Premier ministre lors d’une conférence de presse mardi à Jérusalem.
« Je tiens à exprimer mes regrets que des journalistes aient quitté la réception annuelle du GPO avec le sentiment d’avoir été traités de façon inconvenante par la sécurité » a affirmé le directeur du GPO, Oren Helman. « Il va de soi que nous n’invitons pas des journalistes pour les offenser », a ajouté M. Helman.
Les agents de sécurité du Premier ministre Benjamin Netanyahu avaient soumis à une fouille corporelle certains journalistes internationaux basés en Israël, invités à participer mardi soir à la conférence de presse annuelle du Premier ministre dans un grand hôtel de la Ville sainte.
Une reporter et productrice de la chaîne de télévision qatarie Al-Jazira, Najwan Simri, 31 ans, s’était ainsi vue demander de retirer son soutien-gorge. Elle s’y était refusée et n’avait en conséquence pas été autorisée à entrer dans la salle où se déroulait l’événement.
L’Association de la presse étrangère (FPA) en Israël a protesté vivement auprès du bureau du Premier ministre chargé du service de sécurité. Certains correspondants avaient refusé d’entrer plutôt que de se laisser fouiller. « Nous voulons des assurances pour que cela ne se reproduise pas, sinon nous déclinerons courtoisement toute nouvelle invitation », a déclaré la FPA.
JERUSALEM, (AFP)
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