Israël a limité aux seuls président et Premier ministre de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Salam Fayyad l’autorisation de franchir dans leur voiture le pont reliant la Cisjordanie occupée à la Jordanie, a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Cette modification intervenue mercredi a provoqué un incident dans mercredi soir avec l’ex-Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï, qui a préféré rebrousser chemin plutôt que de descendre de son véhicule, ont indiqué l’intéressé et le porte-parole du bureau du coordinateur des activités gouvernementales israéliennes dans les territoires palestiniens, le commandant Guy Inbar.

Le pont Allenby sur le Jourdain, proche de la ville palestinienne de Jéricho, est l’unique point de passage vers la Jordanie pour les Palestiniens de Cisjordanie. Le coordinateur, le général Eitan Dangot, a « pris cette décision hier (mercredi) », a précisé le commandant Inbar. « Seuls le Premier ministre Fayyad et le président Abbas sont désormais autorisés à passer dans leur voiture », a-t-il indiqué, ajoutant que cette décision avait été notifiée aux responsables palestiniens.

Le porte-parole a justifié cette mesure par la nécessité d’établir une égalité de traitement entre les hauts responsables palestiniens, assurant qu’à l’exception de cette interdiction de franchir le pont en voiture « leur statut de VIP au pont Allenby n’était pas remis en cause ».

Selon les médias israéliens, outre M. Qoreï, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (CEOLP), cette restriction vise Mohammad Dahlane, un des dirigeants du Fatah, le parti qui domine l’Autorité palestinienne, ancien chef de la Sécurité préventive à Gaza.

« L’occupant israélien n’a pas le droit de décider des mouvements des Palestiniens », a estimé M. Qoreï. Confirmant n’avoir pu emprunter le pont en voiture, il a affirmé ne pas avoir été informé de cette mesure.

Le commandant Inbar a démenti les informations circulant dans les médias selon lesquelles il s’agirait de représailles diplomatiques israéliennes à des déclarations jugées peu conciliantes de MM. Qoreï ou Dahlane. Dans une interview à la radio officielle palestinienne, le porte-parole du gouvernement palestinien Ghassan Khatib a estimé que « le fait qu’Israël revienne sur des accords facilitant le mouvement des responsables est une question très grave qui fait partie des mesures israéliennes d’étranglement du peuple palestinien ».

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Dahan ariel

Eviter les glissements sémantiques, c’est possible?
La Jordanie est un pays indépendant, qui s’est créé sur un territoire qui s’appelait autrefois la « TransJordanie » en 1921, et dont l’accès a été interdit au peuplement juif par l’Angleterre, qui administrait alors ces territoires.

A l’ouest du Jourdan, le territoire également sous mandat britanique s’appelait la Judée-Samarie. Territoire qui a toujours eu cette appelation.

Telle était la situation en 1948, à l’accession à l’indépendance de l’Etat d’Israël.
La première guerre a entraîné le remaniement des frontières qu’on connaît.

Lors de l’armistice du 4 avril 1949 avec la Jordanie, la Judée-Samarie devenait territoire « occupé » par la « Transjordanie ». Jusqu’à la guerre de 6 jours des 24 mai/4 juin 1967.
Voir : http://www.mfa.gov.il/MFA/Facts+About+Israel/Israel+in+Maps/Events+leading+to+the+Six+Day+War-+1967.htm

Le 5 juin, Israël reprenait le territoire de Judée-Samarie a la Jordanie.
Depuis cette époque, la Judée-Samarie reconquise par Israël conserve toujours son nom originel.

Sa nouvelle appellation « Cisjordanie » est une construction sémantique récente qui ne repose sur aucune réalité géographique.
D’une part parce que la Jordanie a tout simplement abandonné ses prétentions sur l’ouest du Jourdain, le fleuve étant devenu la ligne de frontière naturelle avec Israël;
D’autre part parce que depuis un certain novembre noir, la Jordanie n’a plus aucun intérêt à annexer la Judée-Samarie, et à absorber sa population.

Ainsi, la Cisjordanie n’est pas un « pays » indépendant. C’est un territoire qui jadis faisait partie du Royaume de Judée, et qui a été renomé « Cisjordanie » par les politiques palestiniens, afin de rapprocher artificiellement ces deux territoires situés de part et d’autre du fleuve Jourdain.

L’idée étant que la Cisjordanie eut du être rattachée à la Jordanie, et ce initialement afin d’en contester tout droit à Israël.

Comme on l’a vu, la Cisjordanie a perdu toute vocation à un rattachement avec la Jordanie, du fait même des violences meurtrières occasionnées en Jordanie sur la population palestinienne.
Dès lors, utiliser le terme de « Cisjordanie », c’est renoncer ce pourquoi Israël s’est battu.

Merci à l’avenir de vérifier vos termes. Politiquement, il s’agit de la Judée-Samarie, toujours sous contrôle Israélien pour partie. Le partage entre l’Autorité Palestinienne et Israël est toujours une question en débat.
Voir : http://www.mfa.gov.il/MFA/Facts+About+Israel/Israel+in+Maps/Judea+and+Samaria.htm
et http://www.mfa.gov.il/MFA/Facts+About+Israel/Israel+in+Maps/Israels+Disengagement+Plan-+2005.htm

Mais de toute évidence, une partie de la Judée et de la Samarie resteront sous contrôle Israélien.
Raison pour laquelle il ne faut pas parler de « Cisjordanie », qui n’a aucune existence légale ni aucune réalité géographique ou démographique, mais de Judée-Samarie.

Cordialement,
Ariel DAHAN