L’Unesco a fait part mardi de son « inquiétude » grandissante pour les sites archéologiques en Egypte, estimant qu’ils sont en « danger » en raison des pillages qui sévissent dans ce pays depuis la révolution qui a provoqué la chute d’Hosni Moubarak le 11 février.
L’agence de l’ONU pour la science, la culture et l’éducation, dont le siège est à Paris, avait déjà lancé le 1er février un appel à la sauvegarde du patrimoine de l’Egypte, au lendemain de vols importants commis au musée du Caire.
« Nous recevons de nouvelles informations alarmantes sur différents sites et d’autres musées », a déclaré la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, au cours d’un colloque destiné à célébrer les 40 ans de la Convention sur la lutte contre le trafic illicite de biens culturels. « Nous sommes inquiets », a-t-elle ajouté.
Mme Bokova a annoncé avoir écrit la semaine dernière aux autorités égyptiennes afin de les encourager « à prendre des mesures concrètes pour protéger les sites ». « Nous avons besoin également d’une mobilisation internationale » pour bloquer les objets lorsqu’ils se retrouveront sur le marché de l’art, a-t-elle dit.
L’Unesco avait invité Zahi Hawass, longtemps patron des antiquités égyptiennes, à venir s’exprimer à ce colloque. Mais M. Hawass, personnalité controversée qui a été pendant une courte durée secrétaire d’Etat aux Antiquités égyptiennes avant de démissionner de ce poste début mars, n’a pas pu quitter l’Egypte, a indiqué l’Unesco.
M. Hawass a adressé un message écrit à l’occasion de ce colloque dans lequel il lance « un appel solennel à la communauté internationale pour qu’elle aide l’Egypte à retrouver les oeuvres volées ».
PARIS, (AFP) –
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