le sens des « proportions » de la « communauté internationale »

Il y a quelque chose d’étrange et de contradictoire dans le décalage entre la précaution extrême mise par Israël à éviter de faire des victimes civiles et la réprobation planétaire de ses actions militaires ou des « bavures » qui peuvent résulter de bombardements calculés pourtant au millimètre près.

Les procédures de Tsahal sont en effet uniques au monde. Avant toute opération, l’armée avertit les populations civiles, par téléphone, SMS, message radio et télévisuel, afin qu’elles quittent les lieux. Elle soigne les blessés de l’ennemi dans les hopitaux israéliens et a ouvert même un hopital de campagne à Erez, sur la frontière, spécialement dédié à celà (et régulièrement bombardé par le Hamas qui empêche les Palestiniens de l’approcher!)… Chaque acte militaire est surveillé de près par un conseiller juridique, spécialiste en droit international, autant dans sa planification qu’au cours de sa mise en œuvre.

L’autre étrangeté de la situation, et même le scandale, c’est que la tactique criminelle du Hamas n’est absolument jamais l’objet d’une stigmatisation visuelle, et pour cause: ses rampes de lancement sont installées dans les zones densément peuplées de civils, les écoles, les mosquées, les hopitaux…. Il cible intentionnellement les civils israéliens mais on ne voit jamais les armes du Hamas : elles sont cachés derrière les « enfants » et les « civils …

Les médias qui se repaissent exclusivement du spectacle des civils palestiniens (il lui faut en effet des morts!) se font ainsi les petits messagers de la propagande de guerre du Hamas. Ils n’ont jamais montré ses hommes en armes, ni la militarisation de Gaza, ni les armes de mort entreposées en quantité. Non, les reporters se tiennent en meute à la porte des urgences des hopitaux palestiniens (au moins ils n’y craignent rien!) pour montrer l’arrivée de corps sanguinolents et les éternelles femmes voilées levant les bras au ciel. Le spectacle est déjà connu et on y devient indifférent parce qu’il est dans sa structure même mensonger. Qui sait aussi si la souffrance montrée est vraie ou simulée? Le passé nous a beaucoup appris sur la fabrique d’événements télévisuels dont sont spécialistes les Palestiniens. A Gaza, il n’y a pour les télespectateurs que des enfants blessés, des femmes qui se lamentent et des hopitaux!

Un phénomène fascinant

Israël se retrouve ainsi aujourd’hui, une énième fois, accusé de « crimes contre l’humanité » devant la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Outre le cynisme de l’abstention des Etats européens, qui font pourtant sans cesse la morale à Israël, outre le scandale moral d’une « communauté internationale » sous la coupe de l’Organisation de la coopération islamique et de l’argent du Qatar, nous sommes confrontés à un phénomène fascinant du point de vue psychologique et symbolique, qu’il faut essayer de comprendre. Il y a là en effet plus qu’une manipulation de l’information: un très profond syndrome psychique et moral – dans lequel Israël se trouve aussi pris, surtout pour une part de ses élites, en tout cas ses élites médiatiques .

Une contradiction éclairante

Je trouve l’indice qui nous met sur la voie d’une compréhension dans une contradiction apparente. On sait que les Palestiniens ont instrumentalisé, avec une cruauté inhumaine, leurs enfants et leurs civils en en faisant des bombes humaines durant de nombreuses années. Une culture célébrant religieusement la mort donnée aux « Juifs » et à soi même (ce n’est pas un suicide puisque, car la mort de soi a pour but de donner la mort à d’autres) a accompagné cette déshumanisation de la société palestinienne.

Ce que les journalistes appellent des « attaques suicides » sont, dans leur intention proclamée, des actes religieux rituels de sacrifice mortel des Juifs. Le terme de Shahid, martyr, qui nomme cet acte désigne celui qui fait la shahada, c’est à dire la profession de foi de l’islam. Or, ce sont ces mêmes enfants, militarisés, enrégimentés, instrumentalisés, envoyés défier une armée, qui fournissent l’argument massue que les Palestiniens agitent pour apitoyer les Occidentaux et exciter la fureur arabe mondiale par la chaine du Qatar interposée, Al Djazira.

C’est à l’émotion et au sentiment de compassion que les terroristes font appel alors qu’ils le piétinent consciemment dans leurs actes, non seulement envers les Juifs mais envers les leurs, leurs « enfants ».

La centralité de l’enfant

L’enfant « victime » transforme ainsi une agression en souffrance victimaire répercutée planétairement, par le biais d’une double manipulation: pour les Occidentaux, il est construit comme victime des Israéliens alors qu’en fait il est sacrifié programmatiquement par les Palestiniens tandis que, pour les Arabes, l’agression est construite comme un accomplissement religieux maximal alors que son échec est patent (le rapport de forces sur le terrain reste le même).

Par delà le cynisme des acteurs palestiniens, ce qui se joue autour des enfants (comme figure absolue du « civil innocent ») et des Juifs est lourd de significations complexes. L’enfant est devenu le dispositif sémiotique, symbolique, capital, de la guerre palestinienne, et il faudrait ajouter musulmane dans la mesure où ce dispositif puise dans l’imaginaire islamique et son antijudaïsme foncier.

Dans ce syndrome, se manifeste, en fait, un désir meurtrier envers les Juifs, retourné contre soi (parce qu’il n’a pas la capacité de mener à bien son projet de tuer) à travers l’exhibition d’enfants (/civils) supposés martyrs. On aura remarqué que les Palestiniens exposent leurs cadavres, sanguinolents, de la façon la plus obscène qui soit, afin de violenter émotionnellement les téléspectateurs (alors qu’on n’a jamais vu sur les écrans le sang des Juifs assassinés par les « victimes »). C’est exactement ce que font les petits films de propagande internet d’Al Qaïda et des djihadistes pour lever des candidats au djihad, en leur présentant des scènes d’une violence inouie: décapitations, crucifixions, etc.

Autrement dit, la haine pour les Juifs, qu’on rêve d’exterminer, est « blanchie » par l’exhibition d’une souffrance présentée comme subie, à travers la figure de l’enfant ou du civil – et non du terroriste -, choisis parce qu’ils sont symboles d’innocence.

L’exhibition compassionnelle, très télévisuelle, des victimes est capitale dans l’instrumentalisation des civils morts (et il faut que la guerre du Hamas soit une usine produisant des civils palestiniens morts, qui deviennent des missiles symboliques comme les bombes humaines étaient devenues des armes). Cette « méthode » fut inventée dans les années 1960 par les terroristes palestiniens qui ne détournèrent des avions que pour le suspense télévisé qui en résultait. Comme Baudrillard l’a montré, alors, l’acte terroriste n’est perpétré que pour la caméra.

La version renovée du « crime rituel »

Dans cet affairement autour de l’enfant victime, nous nous trouvons en fait devant une version rénovée de l’accusation médiévale de crime rituel, accusant les Juifs de se repaître du sang d’un enfant égorgé à des fins rituelles, accusation précédant toujours un pogrom.

Il faut en comprendre le mécanisme à l’origine, c’est à dire dans le christianisme médiéval. Le « crime rituel » est censé se produire pour la fête juive de Pâque, au moment où les Pâques chrétiennes se remémorent la crucifixion de Jésus dont le Nouveau Testament attribue la responsabilité aux Juifs. En accusant les Juifs de sacrifier à chaque fête de Pâque, un enfant chrétien pour pétrir avec son sang le pain azyme, la matsa, il s’opère dans l’imaginaire chrétien une substitution de l’enfant à Jésus. C’est la théologie catholique qui fonde cette possibilité car, dans le rite de l’eucharistie qui se met en place à cette époque, sommet du culte chrétien, l’hostie que mange le catholique est réellement la chair du Christ et le vin qu’il boit à cette occasion est réellement son sang. Or, l’hostie c’est en tous points une matsa et le vin, « sang du Christ », se retrouve dans le Kiddouch, bénédiction du vin qui se prête, par sa couleur (comme le vin de la messe), à une assimilation au sang de l’enfant sacrifié.

Le complexe chamanique

On peut aisément comprendre le terrible sentiment de culpabilité qui devait étreindre l’imaginaire et la psyché chrétiennes à l’époque médiévale. Les croyants gagnaient en effet le salut et l’assurance de la vie éternelle en mangeant la chair et en buvant le sang du Dieu incarné. Ils étaient pris dans ce que Levy-Strauss a défini comme un « complexe chamanique » à travers lequel un groupe produit le pouvoir qui s’exerce sur lui par une circulation quasi magique de forces entre les individus qui croient expérimenter du dehors ce qui relève en fait de leur hallucination collective.

Ce cercle magique de l’auto-persuasion, les chrétiens médiévaux le fermèrent symboliquement (à chaque pogrom de Pâques) à travers un exutoire, du type du bouc émissaire, qui les libérait de leur sentiment de culpabilité, en accusant les Juifs d’avoir à l’origine perpétré le crime contre Dieu (« déïcide ») et de continuer à le commettre alors qu’eux mêmes en cueillent le fruit avec culpabilité (le Christ est mort/a été tué pour leur salut). Ils matérialisaient ainsi « littéralement » dans la personne des Juifs ce qu’ils célébraient « symboliquement » dans le rite de l’eucharistie, pour se libérer du côté « performatif » que la théologie conférait désormais au rite. L’enfant que les Juifs étaient censés tuer à Pâque, réïtérait le crime du Christ crucifié. Le chrétien se le remémorait, voire le perpétrait lui aussi en mangeant sa chair et buvant son sang à chaque messe, en en retirant l’avantage de la vie éternelle. La culpabilité, découlant d’un salut acquis par le sacrifice de Dieu, fut ainsi reportée sur le Juif afin d’en libérer le chrétien. Le pogrom qui suivait en général l’accusation de meurtre rituel lui permettait alors de se « purifier » en rejetant ou en tuant les « déïcides », soupçonnés de répéter ces actes sur des enfants chrétiens. Le croyant pouvait alors jouir seul de son salut sans remords, ni culpabilité. Tel est le paysage original (médiéval) de l’accusation de meurtre rituel.

C’est la même structure qui est à l’œuvre dans la tactique du Hamas que nous avons décrite: l’enfant sacrifié (pour son salut – « shahid »- et le salut de tous), c’est à dire envoyé à la mort (bombes humaines, émeutes, boucliers humains…), est construit comme une victime (rituelle) des Juifs, supposés tueurs d’enfants et de civils par cruauté maléfique. Le côté religieux, ici islamique, est très important car le rite supposé chez les Juifs cache le rite religieux mortifère que les Palestiniens mettent en acte.

L’exhibition télévisée

L’exhibition télévisée de l’acte meurtrier/sacrificiel est capital car cet acte est destiné à un Tiers, l’Occident, les télévisions occidentales. C’est le but de guerre absolu des Palestiniens qui ne font la guerre au milieu de leurs civils que pour cette fin, qui majore les gains des actes terroristes. C’est la seule finalité possible de l’acte guerrier d’une bande terroriste qui ne peut vaincre une armée régulière sur le terrain mais croit, en bonne héritière d’Arafat, pouvoir le vaincre sur le terrain de la réprobation du Tiers occidental (bien plus qu’arabe).

Pourquoi y réussissent-ils mieux que ce qu’on peut penser? Pourquoi celà marche-t-il? C’est parce que l’enfant-martyr entraîne toutes sortes d’évocations dans un univers marqué par l’héritage chrétien que nous avons esquissé. En Occident, l’arme-enfant soulève ainsi une hostilité antijudaïque très ancienne, religieuse, archaïque.

L’apitoiement sur l’assassinat fantasmé de l’enfant, le scandale qui l’accompagne fondent le meurtre des Juifs pour l’instant en échec mais toujours en projet. L’accusation des Juifs opère en effet une reversion de l’acte meurtrier rituel que pratique objectivement les Palestiniens: sur leurs enfants et sur les Juifs. L »enfant » martyr se fait le vecteur d’un meurtre programmé. L’enfant innocent est l’arme qui va toucher les Juifs à travers la déflagration découlant de son exhibition sur le public télévisuel mondial.

Le scandale qu’organisent les médias occidentaux est censé, en effet, susciter l’horreur à propos d’Israël et conduire à son banissement « unanime », comme un bouc émissaire voué à la mort – car c’est la mort pogromique des Juifs qui se profile dans la réprobation. En faisant écho à ce scandale simulé, à l’instar de la rumeur médiévale qui colportait le « crime » des Juifs, c’est à dire en se prétant à l’accusation du Hamas, à savoir que les Juifs pratiquent des crimes de guerre, « un génocide » selon Mahmoud Abbas, les médias occidentaux se prêtent totalement à ce syndrome.

Ils en sont d’ailleurs les instigateurs indirects, puisque c’est pour eux, leurs journalistes sur le terrain (ah ces petites jeunes femmes qui « se la jouent » en « correspondantes de guerre »), que les Palestiniens montent ce spectacle sanglant, mais ils en sont aussi les propagateurs car ce sont eux qui font écran au scandale de l’acte meurtrier du Hamas envers ses propres enfants (il empêche par exemple les civils de fuir les zones d’affrontement) mais aussi de la responsabilité des civils de l’entité gazaouite qui l’ont élu et le soutiennent manifestement, qui ne se sont pas révoltés contre sa cruauté et ne se sont pas opposé à la militarisation de leurs enfants.

Il faut souligner l’extraordinaire responsabilité des médias occidentaux en matière d’incitation à la haine, en adoptant le récit victimiste trompeur du mouvement terroriste et en provoquant les populations musulmanes de par le monde qui ont déjà leur content avec les prêches antijuifs permanents d’Al Djezira. Ils sont les véritables prêcheurs de haine.

Le concept de « civil innocents »

Il faut à ce propos se pencher sur le concept de « civils innocents », un concept juridique dont la vocation avait à ses origines pour objectif de limiter l’inhumanité de la guerre. On ne peut qu’y souscrire mais cette exigence est-elle réaliste? Elle avait surement un sens au XIX° siècle, lorsque les armées s’affrontaient surtout en rase campagne. Mais, dès le moment où la guerre oppose des mouvements terroristes, des organisations armées, luttant pour quelque raison que ce soit, à l’armée d’un Etat en bonne et due forme, le terrain d’affrontement est désormais la société civile, celle qui est attaquée et celle qui attaque. Dans une situation pareille, les ennemis d’un Etat organisé se permettent tout, contre les civils de leur cible et leurs propres civils au sein desquels ils se nichent, souvent avec l’assentiment de ces derniers. Dans un tel cas de figure, peut-on justifier que les soldats de la puissance attaquée (car c’est toujours le plus petit qui attaque le plus grand) soient mis en danger afin de préserver les « civils innocents », comme c’est le cas en Israël et aujourd’hui même à Gaza? C’est une disposition qu’une nation en armes ne peut accepter. L’armée d’un Etat démocratique est en effet forcément perdante si elle observe les règles de la guerre que l’ennemi n’observe pas. Je doute fort que le concept de « civils innocents » puisse résister longtemps à un conflit qui durerait et que la partie étatique au conflit accepte de se laisser dominer par son ennemi par ce chantage à l’humanité qu’elle même piétine quotidiennement.

Les « civils » sont-ils « innocents »? Ce sont les civils du Hamas qui ont, à l’origine, porté au pouvoir le Hamas, lui ont fourni ses troupes, l’ont célébré dans les rues, accepté que leurs enfants soient embrigadés, restés silencieux sur l’installation des rampes de fusées dans leurs quartiers et sans révolte contre la tyrannie de ce groupe terroriste, célébré dans les rues les enlèvements d’Israéliens, etc. En quoi peut-on dissocier les civils de Gaza de leur armée de terroristes? Certes, Israël ne doit pas viser spécifiquement ces civils, ce n’est pas celà qui est en discussion, mais on n’a pas le droit moral et politique de l’accuser de causer des morts civils car le Hamas sans ses civils n’existe pas. L’armée israélienne affronte une situation que les armées du monde démocratique affronteront de plus en plus à l’avenir. On les verra à l’œuvre (et que sait-il passé dans le bombardement de la Serbie par l’OTAN? Que s’est-il passé au Mali, dont nous n’avons eu aucune image télévisée?).

La logique de la guerre, hier comme aujourd’hui, c’est que des entités massifiées s’affrontent. Comment distinguer en effet entre l’armée ennemie et la population qui la porte, la nourrit, l’alimente en hommes? C’est justement là que s’engouffre la tactique du Hamas et des Palestiniens, qui enveloppent leurs armes et leurs missiles d’une enveloppe humaine. Si, effectivement, aux yeux de tous, dans l’opinion médiatique, le Hamas a « droit » de le faire – en tout cas est-il excusé – celà signifierait qu’une morale à double standards est à l’œuvre, qui juge selon le système de « deux poids, deux mesures ».

Les Alliés faisait-ils la différence entre l’Etat nazi et la population allemande sans laquelle il n’aurait jamais existé? Si on suivait cette logique, Israel devrait rester passif sous les coups du terrorisme gazaoui parce que celui ci a pris comme couverture la société civile et les enfants. Nous décelons dans cette façon de voir l’influence du postmodernisme aux yeux duquel il n’y a plus d’Etats mais des sociétés civiles, il n’y a plus d’ennemis mais des « concurrents », plus de guerre mais des différents, plus d’armée mais une police… Le postmodernisme est la doctrine politique et idéologique qui sape la capacité de résistance morale des sociétés démocratiques face à un nouveau type d’ennemi. Sa finalité est le démantèlement des démocraties occidentales.

Pourquoi celà n’arrive qu’aux Israéliens?

Il nous reste à comprendre maintenant pourquoi l’enfant, l’enfant martyr est un symbole électif pour frapper les Juifs et notamment ici les Israéliens? Pourquoi « les Juifs » (comme disent tous les Arabes sans distinction)? La réponse est toute faite: justement parce que cette armée ne se comporte pas comme les autres. Sa sensibilité humanitaire est perçue comme son point faible. Mais peut-être aussi parce que les critères d’action d’Israël sont placés tellement haut qu’ils rendent les Juifs odieux à ceux qui ne mettent pas en œu vre ces critères , ces à dire tous les Etats du monde. C’est dans ce creux-là d’ailleurs que se nichent les Palestiniens pour accabler Israël sur un plan mondial. L’affaiblissement qui en résulte pour la tactique militaire israélienne est exploitée par l’ennemi non seulement sur le terrain mais aussi dans ses conséquences internationales puisqu’Israël est accusé de se comporter en deçà de la morale qu’il s’est fixé et qu’il pratique. Ici aussi les « deux poids, deux mesures » sont patents. 1000 victimes à Gaza dont plus de la moitié sont des terroristes causent un scandale planétaire mais pas 170 000 victimes syriennes, et hier le Soudan et avant hier le Rwanda, etc.

C’est l’hypocrisie qui l’emporte donc chez les manipulateurs d’émotion journalistiques qui campent de vertueux moralistes. La corruption morale est générale. Nous sommes dans une société qui ressemble à ce que fut Sodome. La morale est pervertie. Les Juifs ne doivent plus se sentir concernés moralement et intellectuellement par ces discours. Ils y sont beaucoup trop sensibles. Il ne sert même plus à rien de les contredire, d’en être affects, mais il faut les prendre pour ce qu’ils sont: une menace de violence à venir à leur encontre. A Paris,il y a quelques jours, nous avons vu qu’elle pouvait prendre la forme d’un pogrom.

La doctrine de la « proportionnalité »

Derrière le syndrôme que nous analysons, il n’y a pas qu’une dimension psychique et symbolique, il y a aussi une doctrine politique très clairement établie par les Occidentaux, que l’on peut définir, sur la base de l’argument principal par elle invoquée, comme celle de la « proportionnalité ».

Très étrange notion, sur le plan rationnel tout d’abord: il faudrait qu’Israël se limite dans sa légitime défense pour s’ajuster à la force de son ennemi, qui n’est pas une instance étatique mais une instance floue de « militants », « combattants », « civils innocents »… En d’autres termes, il faudrait qu’il se laisse agresser sans trop réagir. Le comput différentiel de victimes israéliennes et palestiniennes, que les médias ne cessent d’actualiser comme une litanie angoissante, entretenant un suspense (sans même plus décompter les victimes israéliennes), est produit comme la preuve croissante de la cruauté et de la violence israéliennes. Le décompte journalier de victimes palestiniennes, acte rituel quasi religieux, efface les conditions du conflit et la violence religieuse et militaire palestiniennes.

Que dirait-on si l’on comparait le nombres de victimes de l’Allemagne nazie (7 millions) et celui des victimes américaines (450 000) dans la guerre? Que l’Allemagne nazie était la victime? Le même procédé est à l’œuvre avec le mythe des réfugiés palestiniens, résultat de la guerre d’extermination contre Israël qu’eux et leurs alliés ont heureusement perdue! Il aurait fallu qu’Israêl soit vaincu pour être « moral »? La mise en avant permanente des « réfugiés » palestiniens a pour but de faire écran au million de Juifs qui ont été chassés des pays arabes en guerre contre Israël et dont 600 000 sont devenus, alors, israéliens, en égal échange de populations. Mais le sacro-saint « peuple palestinien » efface l’existence de l’univers derrière lui! C’est le même dispositif qui est mis en œuvre lorsque les pro-palestiniens exhibent les cartes d’Israël pour montrer son extension territoriale continue: si Israël est arrivé au Jourdain c’est à la suite de guerres déclenchées par ses ennemis et qu’il a très heureusement vaincus. Il n’y a aucune aucune honte à avoir de ces victoires. Bien au contraire!

« Comme des moutons à l’abattoir »: la doctrine israélienne de l’Occident

En vérité, la »proportion » qu’Israël devrait respecter, contrairement à ce que cet argument contourné et dilatoire avance, ne concerne pas la supériorité en armes d’Israël par rapport aux Palestiniens, le « peuple en danger » des gauchistes, mais la limite existentielle que cette doctrine lui assigne et qu’il ne doit pas dépasser, sous peine de devenir illégitime et d’être combattu non seulement par les Arabes mais aussi les Occidentaux.

On peut faire remonter l’origine de cette conception perverse à la violente sortie du général de Gaulle contre Israël et le peuple juif, en 1967, un discours significatif qui se fait le héraut avant l’heure du nouvel antisémitisme, ce qu’avait bien vu Raymond Aron. Il y exprime très bien que l’espace vital politique (et militaire) qu’il concède (toujours avec sa prétention sans limites) à Israël est limité, parce que la justification de son existence est faible. «On pouvait se demander…, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entrainer d’incessants, d’interminables frictions et conflits.» «L’établissement de leur Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances tout en désirant qu’ils parviennent en usant d’un peu de modestie à trouver avec leurs voisins un modus vivendi. »

De ce fait, cet Etat se tient sous la menace permanente de voir cet espace vital dénié s’il outrepassait ces limites existentielles. C’est le but de la politique occidentale de le maintenir dans ses étroites limites. «On avait vu en effet un Etat d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux éléments donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas longtemps et qu’il serait porté pour l’agrandir à utiliser toute occasion qui se présenterait. » «Nous lui prodiguions des avis de modération».

En fait, De Gaulle assignait Israël à une condition exclusivement humanitaire et non historique ni politique. Le rendre responsable de l’extension de son territoire face à des ennemis qui, même vaincus, ne veulent pas la paix, ou qualifier le doublement de sa population, résultant de la persécution arabe, de « politique concertée » est bien évidemment une falsification de la réalité historique. Seul l’héritage victimaire de la Shoah fonde – et limite – sa légitimité, en réalité: « en dépit du flot montant, tantôt descendant, des malveillances qu’ils suscitaient dans certains pays et à certaines époques, un capital (sic) considérable d’intérêt et même de sympathie s’était accumulé en leur (les Juifs) faveur, surtout, il faut bien le dire dans la chrétienté: un capital qui était issu de l’immense souvenir du testament nourri par toutes les sources d’une magnifique liturgie, entretenu par la commisération qu’inspirait leur antique malheur et que poétisait chez nous la légende du Juif errant accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subies pendant la deuxième guerre mondiale.»

Nous avons là l’origine de l’accusation de nazisme lancée très « moralement » à un Etat d’Israël qui se comporte comme tous les Etats. La finalité de cette doctrine est de maintenir Israël en deçà de sa souveraineté, dans une condition infra-politique, à l’espace vital très restreint, dans la posture d’une victime permanente, dépendant de l’Occident pour sa survie. «Si Israël est attaqué, dis-je alors en substance (à Abba Eban), nous ne le laisserons pas détruire mais si vous (Israël) vous attaquez nous condamnerons votre initiative». «Nous n’admettrions pas qu’il fût détruit»… Juste de quoi survivre, toujours au bord du néant.

C’est bien ce programme que les puissances occidentales ont systématiquement mis en œuvre, dans tous leurs « plans de paix ». A chaque guerre qu’Israël a remportées, elles ont contraint Israël à renoncer aux bénéfices de ses victoires, comme il est d’usage dans tous les conflits (et avant tout le bénéfice d’obtenir la paix), pour remettre en selle ses ennemis, leur éviter d’être confrontés à la reconnaissance de l’existence de cet Etat, et leur permettre de poursuivre une guerre qu’en fait l’Occident alimente depuis 100 ans (en accusant Israël d’en être la cause). La dernière tentative de Kerry de relance du « processus de paix », quasi grotesque, en est un autre exemple. Les Occidentaux veulent imposer à Israël un « arrangement » suicidaire, et l’y abandonner, comme ils l’ont fait de toutes parts (Irak, Libye, etc). Avec Kerry tout y était, même la menace de boycott, esquissée avec le blocus aérien, et la classification d’Israël comme un Etat d’apartheid. Le cessez le feu imposé par Obama est de la même eau. Le Hamas ne s’y trompe pas.

Une légitimité victimaire, donc, qui enseigne aux Juifs (et cela prend sur une partie d’entre eux) une morale sacrificielle. Au nom de la Shoah.

La Shoah est-elle terminée?

Oui, si les Juifs retrouvent en eux la force et la conviction des Macchabées…

28 juillet 2014

Shmuel TRIGANO

La rédaction de JForum, retirera d'office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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esthermardoche

Monsieur,

Que la paix vous accompagne et qu’elle soit dans votre cœur, comme dans le cœur de tous les Israéliens d’Israël et dans le monde. Que Dieu les garde comme la prunelle de ses yeux, par ces temps difficiles.

Que la Paix vous accompagne et soit votre partage, que la paix soit dans tes remparts Jérusalem et la tranquillité dans tes donjons.

Que Dieu vous garde et vous bénisse

Shalom

Yael

Une analyse brillante, comme toutes celles de Mr. Trigano.
Quant à la réaction de la lectrice ci-dessus, elle dénote une méconnaissance flagrante de l’histoire. Les massacres de Juifs à l’occasion des Pâques chrétiennes avaient commencé bien avant la création de l’Inquisition et, à cette époque, l’Occident chrétien était bel et bien catholique, donc soumis à Rome. Cette lectrice utilise visiblement un prétexte fallacieux pour tenter de convertir les nôtres.Qu’elle soit devenue ce qu’elle est ne nous intéresse absolument pas. Pour autant que je sache, aucun de ceux d’entre nous qui ont fait « Teshuva » ne s’exhibe de la sorte ni ne tente de convertir les non juifs en racontant son expérience religieuse sur un portail chrétien.
Il est symptomatique qu’à l’heure actuelle, ceux qui essayent d’amener les nôtres à abandonner leur foi pretendent toujours nous aimer!
Nous n’avons nul besoin de ce genre de « littérature », ni de cet « amour » (souvenez-vous du baiser d’Esav à Yaakov Avinu).

esthermardoche

Il faut en comprendre le mécanisme à l’origine, c’est à dire dans le christianisme médiéval. Le « crime rituel » est censé se produire pour la fête juive de Pâque, au moment où les Pâques chrétiennes se remémorent la crucifixion de Jésus dont le Nouveau Testament attribue la responsabilité aux Juifs.

MONSIEUR, JE ME PERMETS A VOUS INTERPELER DANS VOTRE ERREUR.

1/ a ne pas confondre Chrétien et Catholique (église de Rome) ce dont vous parlez c’est de l’inquisition, les responsables religieux ne massacraient pas n’importe qui, mais des Chrétiens, et bien sur des Juifs

L’Inquisition médiévale est un tribunal ecclésiastique d’exception chargé de lutter contre les hérésies au Moyen Âge. Elle est introduite devant les tribunaux ecclésiastiques par le pape Grégoire IX en 1231 et avait pour but principal la lutte contre le catharisme, à la suite de quoi son activité décline, concurrencée par les juridictions nationales. En 1542, le pape Paul III remplace l’Inquisition médiévale par la Sacrée congrégation de l’Inquisition romaine et universelle1.

EXPLICATIONS :

On ne nait pas chrétien on le devient. Monsieur, (Je suis née catholique d’une famille catholique et suis devenue Chrétienne en reconnaissant Jésus Christ comme mon Seigneur et mon Sauveur, je me suis repentie de mes péchés, j’ai été baptisé par immersion, comme Jean le Baptiste, baptisait dans le Jourdain et j’ai décidé de le suivre : Je suis Née de Nouveau (la nouvelle naissance).

Jean 3 :1.15
Mais il y eut un homme d’entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs, qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit: Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n’est avec lui. Jésus lui répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu. Nicodème lui dit: Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître? Jésus répondit: En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d’eau et d’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit: Il faut que vous naissiez de nouveau. Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

Nicodème lui dit: Comment cela peut-il se faire? Jésus lui répondit: Tu es le docteur d’Israël, et tu ne sais pas ces choses! En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu; et vous ne recevez pas notre témoignage. Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes? Personne n’est monté au ciel, si ce n’est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme qui est dans le ciel. Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

Nous prions Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, nous croyons en la trinité c’est-à-dire : le Père, le Fils et le Saint Esprit.
Nous ne prions pas les statues, pour ce qui est de Marie, notre Marie, notre sœur est au ciel, elle est la mère de Jésus et non la mère de Dieu et elle n’a pas été enlevée, mais enterrée et nous ne lui rendons pas un culte ou aux autres statues, c’est une abomination.

Exode 20:3-5
Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi, l’Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,

La croix est vide, car Jésus à été enlevé de la croix et mis dans un tombeau dont il est sortie au bout de 3 jours, contrairement aux catholiques et aux autres religions, nous ne prions pas les morts c’est une abomination

Suivre Jésus veut dire Lui plaire et être dirigé par Lui (Reinhard BONKE)

LA FOI CHRETIENNE :

Hébreux 11 : 1.3
Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles.

En ce qui concerne de ce qui est d’accuser les Juifs d’avoir crucifié Jésus, la Bible est plus profonde que ça : Mon raisonnement, si Jésus avait été crucifié en France, les français auraient été accusés… Jésus est venu en premier pour sauver son peuple Israël et ensuite le reste de l’humanité, la Bible dit que les choses spirituelles se sont spirituellement qu’on en juge. Il faut comprendre le plan de Dieu, pour les hommes, il fallait que l’homme soit réconcilié avec Dieu.

Quel rapport avaient Adam et Eve dans le jardin d’Eden ? Un rapport de Père à enfants, ils avaient tout, mais ils ne devaient pas manger « les fruits de l’arbre de la connaissance du bien et du mal ». Jusqu’à la venue de Satan (serpent) Adam et Eve n’avaient aucun péché et conversaient et communiaient en parfaite harmonie avec Dieu, quand Satan mis la confusion dans l’esprit d’Eve, elle mangea le fruit et en fit manger à son mari et le pécher est entré. De la ils furent chassés du jardin et la communication avec Dieu fut stoppée, mais Dieu dit une phrase merveilleuse et tellement réconfortante dans le livre de

{{Jean 3:16.18}}
Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

1 Jean 4:9
L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui.

1 Jean 4:10
Et cet amour consiste, non point en ce que nous avons aimé Dieu, mais en ce qu’il nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés.

Apocalypse 1:5
et de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né des morts, et le prince des rois de la terre! A celui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang,

En tant que Chrétien, nous savons au travers des écritures que se ne sont pas que les juifs qui ont crucifié Jésus, mais le l’humanité toute entière, même quand l’homme pèche au 21ème siècle, il crucifie Jésus à cause du péché, car il est dit dans le livre d’Esaïe

ESAIE 53
Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l’Éternel? 2 Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; Il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, Brisé pour nos iniquités; Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. 6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie; Et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé, Et il n’a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; Et parmi ceux de sa génération, qui a cru Qu’il était retranché de la terre des vivants Et frappé pour les péchés de mon peuple? On a mis son sépulcre parmi les méchants, Son tombeau avec le riche, Quoiqu’il n’eût point commis de violence Et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance… Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l’oeuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. 11 A cause du travail de son âme, il rassasiera ses regards; Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, Et il se chargera de leurs iniquités. 12 C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, Parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, Et qu’il a intercédé pour les coupables.

LA SAINTE CENE
Elle est notre Pâque. A noter Pâque n’a pas de (S), pour les religions se statuant chrétiennes et qui ne le sont pas.
2 peuples seulement écrivent Paque sans S Les Juifs et les Chrétiens.
La Sainte Cène est le dernier repas que Jésus à pris avec ses Disciples,

Matthieu 26.26-28 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant: Buvez-en tous; 28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.
Jésus-Christ institua la Sainte Cène avant sa crucifixion. Pendant qu’ils mangeaient la Pâque, Il prit un pain. Nous lisons à ce sujet, dans Matthieu 26.26-28:“Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir rendu grâces, Il le rompit et le donna aux disciples en disant: Prenez, mangez, ceci est mon corps. Il prit ensuite une coupe, et, après avoir rendu grâces, Il la leur donna en disant: Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l’alliance…”. Nous voyons que c’est au milieu de ce repas de Pâque que Jésus prit un pain. Nous ferons bien de nous approcher davantage de cette fête de Pâque, afin de voir ce que Dieu veut nous enseigner par elle. Nous savons que la fête de la Pâque fut établie directement avant l’exode du peuple hors d’Egypte. Il en est de même de la Sainte Cène. Elle fut instituée directement avant que Jésus-Christ, par sa mort à la croix, conduisît le peuple de Dieu hors du péché.
Dans l’Ancien Testament, il s’agissait d’une libération physique de l’esclavage de Pharaon. Dans le Nouveau Testament par contre, il s’agit de la libération intérieure de l’esclavage de Satan. Nous devons aussi savoir que Jésus-Christ prit du pain sans levain pour la Cène, car Il se trouvait à la fête des pains sans levain. Ceci est en rapport avec cela. Lisons Exode 34.25: “Tu n’offriras point avec du pain levé le sang de la victime immolée en mon honneur; et le sacrifice de la fête de la Pâque ne sera point gardé pendant la nuit jusqu’au matin”.
C’était l’ordre de Dieu dans l’Ancien Testament. Nous lisons encore à cet égard: Lévitique 2.4: “Si tu fais une offrande de ce qui est cuit au four, qu’on se serve de fleurs de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain, pétris à l’huile, et des galettes sans levain, arrosées d’huile”. Ce qui nous frappe particulièrement, c’est qu’il s’agit ici d’un pain sans levain. La farine doit être pétrie à l’huile. Oh! Quelle image magnifique! Nous décrirons plus loin la double signification du pain; d’une part sous le rapport de Jésus même et, d’autre part, en regard de l’Eglise. L’huile est employée dans la Bible comme symbole du Saint-Esprit. Ainsi Jésus était-Il rempli de l’Esprit, mais l’Eglise primitive avait également la plénitude du même Esprit. Le levain fait lever toute la pâte, mais ce pain n’était pas destiné à fermenter: il devait, au contraire, être maintenu compact par l’huile, laquelle représente l’onction du Saint-Esprit. Parce que ce pain comportait une si grande signification pour le Nouveau Testament, Dieu n’a pas seulement ordonné de le préparer sans levain, mais Il a aussi donné l’avertissement que tout homme qui mangeait du pain levé serait exterminé.

Exode 12.19-20:
“Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l’assemblée d’Israël,… Vous ne mangerez point de pain levé; dans toutes vos demeures, vous mangerez des pains sans levain”.
Dieu veut voir Son Eglise pure et sainte. Comme le pain est pétri à l’huile, ainsi l’Eglise devait être pétrie avec le Saint-Esprit. Nous pourrions encore examiner Exode 13.3-7; c’est là qu’il est dit: “On ne mangera point de pain levé”. Et, au verset 7: “On mangera des pains sans levain pendant les sept jours; on ne verra point chez toi de pain levé, et l’on ne verra point chez toi de levain, dans toute l’étendue de ton pays”.
Ces quelques passages suffisent certes et nous permettent de continuer notre étude sur la Sainte Cène. Nul ne devrait considérer ce que Dieu nous dit, par Sa Parole, avec indifférence et d’une manière superficielle. Paul, le serviteur de Dieu, poursuit même cette pensée, lorsqu’il dit, dans 1 Corinthiens 5.6-8: “Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolée. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, l’orgueil mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité”. Pour Paul, le mot «levain» a une signification bien définie. Il l’appelle “malice et méchanceté”. Paul veut dire par là que, bien que l’Eglise soit libre de tout levain, quelque chose de vieux, transporté avec nous dans la nouvelle vie, peut nous aigrir à nouveau.
En instituant la Sainte Cène, le Seigneur Jésus utilisa du pain sans levain car, selon les prescriptions divines, le pain était préparé pour la fête de la Pâque.
Puisse ce bref exposé encourager chaque lecteur à sonder personnellement les Saintes Ecritures afin de reconnaître que l’Ancien Testament est le fondement du Nouveau Testament. Toute révélation de Dieu dans l’Ancien Testament est une préfiguration du Nouveau Testament. Nous devons également tenir compte que le Seigneur Jésus et tous ses disciples ont exclusivement prêché sur les écrits de l’Ancien Testament, puisque le Nouveau Testament ne fut écrit qu’au cours des années ultérieures à l’institution de l’Eglise primitive. Tout d’abord, ce sont les évangiles relatant la vie de Jésus qui ont été écrits, puis l’œuvre que Dieu accomplissait par les apôtres fut condensée dans un volume; ensuite, les épîtres des apôtres aux églises furent rassemblées. Tout cela s’élabora selon le conseil de Dieu afin que, dans l’église du Nouveau Testament, l’enseignement de base subsistât pour toujours et que l’Eglise fût édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ Lui-même étant la pierre angulaire (Eph. 2.20).
Un autre symbole de la fête de la Pâque nous est décrit dans Exode 12.46. Il est dit: “On ne la mangera que dans la maison; vous n’emporterez point de chair hors de la maison, et vous ne briserez aucun os”.
Dans son évangile, Jean écrit que nous voyons déjà, dans cette ordonnance pour la Pâque, une allusion divine à Christ. Nous lisons à cet effet, dans Jean 19.33: “S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes”. Le verset 36 nous donne l’explication: “Ces choses sont arrivées, afin que l’Ecriture fût accomplie: aucun de ses os ne sera brisé”. Nous reconnaissons clairement par là que Christ est le véritable agneau pascal de Dieu. De même que dans l’Ancien Testament, tous ceux qui appartenaient au peuple de Dieu avaient part à l’agneau pascal, de même tous les véritables enfants de Dieu ont le droit de participer à la Sainte Cène. Il est écrit dans Exode 12.43: “Voici une ordonnance au sujet de la Pâque: Aucun étranger n’en mangera”. Comme il a été déjà mentionné, seul celui qui avait pris part à l’exode hors de l’Egypte, pour suivre le Seigneur Dieu, avait droit au repas pascal. C’est aussi là une indication valable pour la Cène du Nouveau Testament. Seul, celui qui a rompu avec le péché, qui s’est séparé de toute la vie impie de ce monde et qui fait partie de l’Eglise du Seigneur, étant prêt à suivre et servir Dieu volontairement, celui-là seul a le droit de prendre part à la Sainte Cène. Selon les instructions de Dieu, le repas pascal devait être mangé dans une maison et rien ne devait rester jusqu’au matin, rien non plus ne devait sortir de la maison; ces instructions s’appliquent également à la Sainte Cène, c’est-à-dire que le pain doit être entièrement mangé, puisqu’il est consacré pour la Sainte Cène.
Voilà donc l’explication du Chrétien, nous ne sommes pas des religieux, mais nous sommes le peuple de Dieu (la nouvelle alliance en Jésus). Nous ne pouvons nous désunir de vous, car sans vous il n’y a pas de Salut, vu que Jésus est Juif issu de la Tribu de Judas, fils de David sur terre, puis Fils de Dieu à la victoire de la CROIX.

Dans la Bible, il est dit : Car la prédication de la CROIX est puissante pour ceux qui croient, mais pour ceux qui ne croient pas elle est folie. 1 Corinthien 1.18.

Dieu est très clair, il nous demande de prier pour la paix de Jérusalem, nous prions aussi pour que le peuple Juif continu son ALIA , de grâce Monsieur, mon frère Juif, ne confondez pas la religion et la Foi chrétienne.

Je voudrai encore tant vous dire notre attachement au peuple Juifs, dans le conflit actuel, nous savons que cette terre n’est pas en partage avec les arabes, elle vous a été donné par Dieu et nul ni personne ne pourra vous la prendre. Le Hamas, ne se bat pas que contre Tsahal mais contre DIEU

NOUS VOUS AIMONS NOUS NE SOMMES PAS VOS ENNEMIS, NOUS SOMMES VOS FRÈRES DE PRIERES AIMEZ NOUS COMME NOUS VOUS AIMONS.

SOYEZ BÉNIS ABONDAMMENT BÉNIS