Le président des États-unis Barack Obama s’est entretenu vendredi avec le chef de l’armée égyptienne, le maréchal Hussein Tantaoui, pour évoquer en particulier le processus électoral et les négociations du Caire avec le FMI, a annoncé la Maison Blanche.
Lors de cette conversation téléphonique, M. Obama a insisté sur le « soutien des à la transition démocratique en Égypte » et salué l’investiture de la chambre basse du parlement nouvellement élu, « un pas important vers la démocratie » selon lui après la chute du président Hosni Moubarak début 2011.
De même source, « les deux dirigeants ont parlé de la situation économique de l’ et des discussions en cours entre (ce pays) et le FMI sur un programme économique qui serait en mesure de recueillir le soutien des Égyptiens ». Le FMI négocie avec l’ l’octroi d’un prêt de 3,2 milliards de dollars en échange d’un programme de réformes économiques. Alors que le maréchal Tantaoui assume de facto la direction de l’ depuis la chute de M. Moubarak, une élection présidentielle est prévue en juin. Le 13 janvier, l’ancien président américain Jimmy Carter, en visite au Caire, a affirmé que l’armée voulait garder certains pouvoirs après l’élection. De nombreux mouvements et personnalités ont exprimé leur crainte que l’armée tente de conserver des prérogatives au-delà de la date fixée pour un retour au pouvoir civil, en dépit des dénégations des généraux.
Les législatives organisées en vagues successives en Égypte depuis novembre ont été marquées par l’avance écrasante des islamistes, crédités toutes formations confondues d’environ 65% des voix et 70% des sièges, selon des résultats provisoires.
WASHINGTON, 21 jan 2012 (AFP)
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