Les islamistes, qui ont boycotté les élections législatives mardi en Jordanie, ont mis en doute mercredi le taux de participation de 53% annoncé par le gouvernement. « Il est clair que le taux de participation réel n’est pas celui annoncé par le gouvernement et à notre avis il n’a pas dépassé les 30% », a déclaré le secrétaire général du Front de l’action islamique (FAI), principal parti d’opposition en Jordanie.
Selon M. Mansour, « le faible nombre de voix obtenu par les candidats » le prouve. Le taux de participation annoncé est globalement en ligne avec ceux enregistrés depuis 1989. Mardi soir, le Premier ministre Samir Rifaï avait affirmé que « le taux de participation, en comparaison avec les années précédentes, prouve que le boycottage des islamistes n’a pas eu d’effet sur le processus électoral ».
« La nouvelle Chambre sera faible, non-politisée et il est clair que l’argent et l’achat de votes ont joué un rôle primordial dans ces élections », a encore affirmé mercredi M. Mansour. La nouvelle Chambre des députés élue mardi sera formée, à la grande majorité, de loyalistes proches du pouvoir. Selon les résultats annoncés par la télévision jordanienne (officielle) mercredi à l’aube, un seul des sept islamistes qui ont bravé l’interdit du puissant FAI a été élu.
Le Front de l’action islamique et la confrérie des Frères musulmans ont boycotté les législatives pour protester contre la loi électorale, approuvée en mai, qui a maintenu un système uninominal à un tour, qu’ils considèrent comme étant à leur désavantage.
![]() |
![]() |








































