Près de 500 personnes se sont rassemblées vendredi sur la symbolique place Tahrir dans le centre du Caire pour dire « non » aux amendements à la Constitution sur lesquels les Egyptiens se prononcent samedi lors d’un référendum.
« A bas la Constitution », « le peuple veut une nouvelle Constitution », scandaient les manifestants dans ce haut lieu de la contestation qui a renversé le président Hosni Moubarak, acculé à la démission le 11 février.
Les jeunes militants pro-démocratie ayant lancé le soulèvement populaire le 25 janvier avaient appelé à une nouvelle manifestation vendredi pour exprimer leur rejet des amendements et exiger une nouvelle loi fondamentale, en estimant que « rapiécer » la Constitution n’était pas suffisant.
Les appels à voter « non » se sont multipliés ces derniers jours, notamment de la part des candidats déclarés à la présidence Amr Moussa et Mohamed ElBaradei.
La puissante confrérie des Frères musulmans, elle, a appelé à voter « oui » en jugeant que les amendements permettraient de « passer d’une période de transition à une période de stabilité ».
L’armée, qui gère le pays depuis la démission de M. Moubarak, avait chargé une commission de juristes de travailler à ces changements. Le panel a notamment proposé que le président de la République ne puisse plus effectuer que deux mandats consécutifs de quatre ans chacun et que les conditions de candidature à la magistrature suprême soient allégées.
LE CAIRE, 18 mars 2011 (AFP) –
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