+VIDEO Ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis était Défendeur des droits depuis juin 2011. Il est décédé jeudi matin à l’âge de 66 ans.

Figure médiatique et politique, Dominique Baudis est décédé jeudi matin à l’âge de 66 ans d’un cancer généralisé à l’hôpital du Val-de-grâce à Paris, a indiqué l’institution qu’il dirigeait.
Diplômé de Sciences po Paris, Dominique Baudis commença sa carrière comme journaliste pour la télévision et la radio à Beyrouth. Il devint ensuite grand reporter pour TF1 pour le Proche-Orient et finit par présenter le journal de la Une, puis celui du Soir 3 de FR3, jusqu’en 1982.
En 1983, avec son groupe de Centre des démocrates sociaux, composante de l’UDF, Dominique Baudis prit la suite de son père à la mairie de Toulouse et dirigea la ville rose durant dix-huit ans. Les succès politiques s’enchaînèrent et Dominique Baudis fut élu député de Haute-Garonne en 1986 et président du conseil régional la même année. Mais il refusa toujours d’entrer au gouvernement.
Il abandonna tous ses mandats en 2000 lorsque Jacques Chirac, alors président de la République, lui proposa le poste de président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Il resta six ans à la tête de l’institution, de 2001 à 2007, où il oeuvra notamment au lancement de la TNT.

En 2003, alors qu’il était aux commandes du CSA, il fut mis en cause dans l’affaire Alègre. Victime d’accusations calomnieuses de proxénétisme, de viol, de meurtre et d’actes de barbarie de la part de prostituées, l’ancien maire de Toulouse se défendit avec courage avant d’être blanchi.
En 2007, ce connaisseur du monde arabe, sur lequel il écrivit plusieurs ouvrages (« La Passion des chrétiens du Liban », en 1978, « La Mort en keffieh », en 1980, « Raymond d’Orient » en 1999) fut élu à la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris, pour un mandat de trois ans.
Parallèlement il fit son retour en politique en 2009 en étant élu député aux élections européennes et vice-président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.
Il fut nommé Défenseur des droits, en juin 2011, institution qui a remplacé la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde).
Par Les Echos | 10/04 | 12:35 | mis à jour à 13:36 |
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