La dépouille du médecin britannique décédé en
prison en Syrie sera remise vendredi « au plus tard » à l’ambassade de son pays
à Beyrouth, a annoncé le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal
Moqdad dans un entretien exclusif à l’AFP. »A la demande de la famille, les autorités syriennes et le Comité
international de la Croix-Rouge (CICR) procèdent à une dernière autopsie sur
les causes du décès d’Abbas Khan », a-t-il indiqué.
« Dès que celle-ci sera terminée, la dépouille sera transférée au Liban par
le CICR pour être remise à l’ambassade de Grande-Bretagne à Beyrouth », a
précisé M. Moqdad.
« Cela se fera si possible aujourd’hui ou au plus tard demain », a-t-il
encore ajouté.
Le régime syrien, accusé par Londres d’être responsable de la mort d’un
médecin britannique en prison, s’était défendu mercredi en affirmant que le
défunt s’était « pendu » dans sa cellule, où il était détenu pour « activités non
autorisées ».
Un membre du gouvernement britannique a accusé mardi les autorités
syriennes d’avoir « de facto » assassiné le médecin britannique de 32 ans qui
était détenu depuis novembre 2012 en Syrie après avoir travaillé dans des
hôpitaux auprès de victimes de la guerre civile. Une ONG syrienne a également
accusé Damas d’être responsable de sa mort « par la torture ».
« La cause du décès est une asphyxie par pendaison », a conclu un rapport
médical syrien officiel, soutenant que le Dr Khan s’est « suicidé » et que « le
corps ne présentait aucune trace de violence ».
DAMAS, 19 déc 2013 (AFP)
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