La chef de la diplomatie de l’UE, Catherine Ashton, se rendra en Israël et dans les Territoires palestiniens à partir de mardi prochain alors que les relations sont tendues entre les Européens et l’Etat hébreu, a-t-on appris jeudi auprès de ses services.
Mme Ashton « se rendra en Israël et dans les Territoires palestiniens de mardi à jeudi », a indiqué un de ses porte-parole, interrogé par l’AFP.
L’objectif de ce voyage est de convaincre les parties en présence de revenir à la table des négociations, a précisé le porte-parole.
Cette visite intervient alors que le climat est tendu entre l’UE et Israël. Plusieurs récents rapports internes de diplomates européens en poste dans le pays, obtenus par l’AFP, ont fustigé la politique de l’Etat hébreu et provoqué la colère des autorités israéliennes.
Dans un de ces rapports, l’UE envisage de mettre les militants « violents » israéliens sur une liste noire pour les empêcher d’entrer sur son territoire.
Le document de 21 pages accuse Israël de « miner systématiquement la présence palestinienne dans Jérusalem par le biais de l’expansion continue des colonies ».
L’UE s’est aussi récemment inquiétée des discriminations qui touchent la minorité arabe vivant en Israël.
Selon ce « document de travail » interne, élaboré par les ambassadeurs européens en poste à Tel-Aviv –le premier du genre sur ce sujet sensible–, la façon dont Israël traite ses minorités doit être considérée « comme un problème central, et pas secondaire, par rapport au conflit israélo-palestinien ».
En réaction, Israël s’est élevé contre une « ingérence européenne » dans ses affaires intérieures.
Dans une déclaration commune le 20 décembre à l’ONU, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et le Portugal, membres du Conseil de sécurité, avaient condamné de leur côté les attaques d’israéliens contre des Palestiniens. Israël a réagi en accusant ces quatre pays de « perdre leur crédibilité » et de se rendre « insignifiants ».
Mais les 27 pays européens sont divisés sur l’attitude à adopter à l’égard de l’Etat hébreu.
BRUXELLES, 19 jan 2012 (AFP)
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