Les autorités de Bahreïn, petit royaume du Golfe
secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par des
chiites, a annoncé lundi la saisie d’explosifs fabriqués en Iran et en Syrie. »Cinquante grenades fabriquées en Iran » et « 295 courts-circuits reliés à
des détonateurs fabriqués en Syrie » ont été saisis à bord de deux embarcations
interceptées à 3,7 km des côtes, a indiqué le chef de la sécurité publique, le
général Tarek al-Hassan, dans un communiqué publié par l’agence officielle Bna.
Des dizaines d’engins explosifs à base de C4 et de TNT ont été également
saisis, selon la même source.
Les forces de sécurité ont également découvert une cache d’explosifs dans
un village à l’extérieur de Manama, désamorcé une voiture piégée et arrêté 13
personnes recherchées, dont un ressortissant saoudien, qui tentaient de fuir
le pays à bord d’un bateau, selon le général Hassan.
Bahreïn, dirigé par une dynastie sunnite, est secoué depuis février 2011
par un mouvement de contestation animé par les chiites et que les voisins
sunnites de Bahreïn accusent l’Iran d’encourager en sous-main.
Selon la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), 89
personnes ont été tuées à Bahreïn depuis le début de la contestation.
Dans le même temps, des dizaines de chiites ont été condamnés à de lourdes
peines pour des attaques contre la police à l’aide d’engins explosifs de
fabrication artisanale.
Face à la persistance de ce mouvement, le pouvoir a alourdi cet été les
peines pour les auteurs de violences et introduit la peine de mort ou la
prison à perpétuité en cas de morts ou de blessés. Les autorités ont également
interdit les manifestations à Manama.
DUBAI, 30 déc 2013 (AFP)
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