L’Union européenne a dénoncé lundi les campagnes d’intimidations visant à gêner les travaux du tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de l’enquête sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafic Hariri.

Les ministres européens des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, ont adopté un texte demandant à toutes les parties de « coopérer pleinement avec le tribunal » mis en place par l’ONU, afin de « mettre un terme à l’impunité et à apporter la stabilité » au Liban. L’UE est « préoccupée par les intimidations exercées en vue de gêner les travaux du TSL et condamne les tentatives en cours », souligne le document. Selon l’UE « les efforts visant d’une part à assurer la justice au niveau international en ce qui concerne le meurtre de Rafic Hariri et, d’autre part, à préserver la stabilité du Liban, sont complémentaires ».

Les chefs de la diplomatie des 27 pays de l’UE visent sans le citer (par peur NDLR) le Hezbollah chiite, le mouvement politique et militaire le plus puissant au Liban. Le Hezbollah a dit s’attendre à sa mise en cause par le TSL, et a appelé à boycotter cette institution qu’il accuse d’être « politisée » et « à la solde d’Israël ». Le Tribunal spécial pour le Liban a été mis en place par l’ONU pour enquêter sur l’assassinat en 2005 de Rafic Hariri dans un attentat à Beyrouth. Le camp du Premier ministre Saad Hariri soutient le tribunal alors que celui du Hezbollah l’accuse d’avoir basé son enquête sur de faux témoignages.

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