Les ministres français et égyptien des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et Ahmed Aboul Gheit, ont cherché jeudi les moyens de « contourner les obstacles » au processus de paix palestino-israélien et évoqué le projet de sommet de l’Union pour la Méditerranée (UpM), a indiqué le Quai d’Orsay.
Lors d’un long tête-à-tête, les deux hommes ont évoqué « les obstacles sur la route du processus de paix », étudiant « les moyens de les lever ou de les contourner », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, interrogé par l’AFP.
M. Aboul Gheit, qui venait de Washington, a aussi abordé avec M. Kouchner « l’UpM et la perspective du sommet de Barcelone », prévu le 21 novembre, a ajouté le porte-parole, sans aucune autre précision. L’UpM, co-présidée par la France et l’Egypte et destinée à créer une dynamique de paix au Proche-Orient, est paralysée par les blocages israélo-palestiniens. Un report du sommet de Barcelone, déjà repoussé en juin, apparaît fort probable, selon plusieurs sources diplomatiques contactées au cours des derniers jours.
La reprise des constructions israéliennes dans les territoires de Judée Samarie et l’arraisonnement de la flottille pour Gaza ont en effet rendu la tenue du sommet improbable, selon des sources diplomatiques dans plusieurs capitales, certains pays arabes ne voulant pas se retrouver autour d’une même table avec une délégation israélienne.
Après le report de juin, Paris, Le Caire et Madrid avaient formulé l’espoir que des progrès surviennent. Ahmed Aboul Gheit avait indiqué que les discussions se concentreraient à Paris « sur : Allons-nous tenir ce sommet maintenant ou non? Lui fixons-nous une date précise ou non? ».
Les positions israéliennes « ne nous aident pas », ont admis jeudi les autorités françaises. Le ministre égyptien devait exposer à Paris le point de vue arabe à M. Kouchner. L’ex-chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, qui reste en charge de la préparation de ce sommet, devait les rejoindre dans la soirée, en provenance d’Alger.
Lancée en 2008 à l’initiative de la France, l’UpM regroupe 43 pays: les 27 de l’UE, la Turquie, Israël et les pays arabes riverains de la Méditerranée.
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