La France dénonce la condamnation le 13 mars par un tribunal militaire syrien d’Ali Abdallah, écrivain et journaliste de 61 ans, à un an et demi de prison, et demande sa libération, a déclaré lundi le ministère des Affaires étrangères.
« La France condamne le verdict » et « regrette que les diplomates, notamment européens, n’aient pas été autorisés à assister à son procès », a affirmé lors d’un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.
« Après la libération de Haytham el Maleh (avocat et défenseur des droits de l’Homme) le 8 mars, la France appelle à la libération de Ali Abdallah et de tous les prisonniers détenus en Syrie en raison de leurs opinions ou de leurs actions en faveur de la défense des droits de l’Homme », a-t-il ajouté.
« La France appelle la Syrie à mettre en oeuvre les engagements internationaux auxquels elle a souscrit en matière de droits de l’Homme, en particulier s’agissant de la liberté d’opinion et d’expression et du droit à un procès juste et équitable », a souligné Bernard Valero.
Un tribunal militaire en Syrie a condamné dimanche l’opposant et écrivain syrien Ali Abdallah à un an et demi de prison pour avoir « mis à mal les relations de la Syrie avec un pays étranger », selon des organisations de défense des droits de l’Homme. Le tribunal a condamné initialement M. Abdallah à une peine de trois ans de prison ferme, qui a été ensuite réduite de moitié.
M. Abdallah a été jugé pour des déclarations faites en prison concernant les relations libano-syriennes et les fraudes électorales commises selon lui par le gouvernement iranien en 2009, d’après une ONG.
PARIS, (AFP) –
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