Le gouvernement jordanien a approuvé lundi la création d’une commission de dialogue composée de 52 personnalités et dirigée par le président du Sénat pour amender la loi électorale et celle des partis politiques dans un délai de trois mois, selon l’agence officielle Petra.
La commission aura pour fonction de « mener un dialogue national sur les législations liées à l’action politique afin de parvenir à une vie partisane et démocratique développée (..) et la proposition de deux projets de loi consensuels sur les élections générales et les partis pour servir ces objectifs », selon la décision du gouvernement citée par Petra.

Parmi les membres de la commission figurent d’anciens ministres, membres de partis, de syndicats, d’islamistes et d’écrivains.

Dans une lettre au président de la commission de dialogue Taher el-Masri, le roi Abdallah II fixe un délai « ne dépassant pas les trois mois » à la commission pour achever sa mission.

Il appelle à « une loi électorale démocratique menant à une Assemblée qui représente tous les Jordaniens (…) et consacre la justice, la transparence et l’Etat de droit ».

Il espère en outre que « la loi des partis enrichisse le pluralisme politique et le multipartisme » et « permette à toutes les forces politiques de participer au processus démocratique, aux prises de décision par la voie de partis dotés de programmes répondant aux revendications des citoyens, en particulier des jeunes ».

La crise s’était envenimée vendredi entre le gouvernement et l’opposition islamiste, cette dernière ayant refusé de participer à la commission de dialogue et exigeant que les réformes se fassent dans un délai ne dépassant pas deux mois.

Le Premier ministre Maarouf Bakhit a accusé les islamistes de vouloir « profiter de la situation à des fins personnelles ».

Les islamistes ont boycotté les législatives de novembre estimant que la loi est à leur désavantage. Ils demandent une nouvelle loi électorale, des législatives anticipées et des amendements à la Constitution qui permettent au chef de la majorité parlementaire de former le gouvernement, alors que ce dernier est aujourd’hui désigné par le roi.

AMMAN, 14 mars 2011 (AFP) –

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