Le Premier ministre grec George Papandréou a estimé dimanche que les mouvements démocratiques en Afrique du Nord devaient être aidés, notamment en Libye où réfugiés et adversaires du régime libyen sont durement harcelés par les forces du président Kadhafi.
« Nous avons l’obligation de répondre aux appels de soutien moral, économique, politique et institutionnel » a notamment déclaré le Premier ministre grec à l’occasion d’une réunion d’urgence de son gouvernement consacrée à la situation économique grecque.
M. Papandréou, à cette occasion, a notamment souligné que l’Union européenne, dont les membres se sont réunis vendredi à Bruxelles, préparait une « large » aide humanitaire destinée aux personnes qui voudraient quitter la Libye et se réfugier ailleurs.
« La Grèce jouera un rôle important dans cet effort », a notamment affirmé M. Papandréou, en indiquant qu’un plan d’aide destiné à faire face à une éventuelle vague d’immigration en Europe serait totalement au point en juin prochain.
La Grèce a noué de très proches relations avec le monde arabe et le père de George Papandréou, lorsqu’il était Premier ministre, a entretenu pendant trente ans de bonnes relations avec le colonel Khadafi alors que ce dernier était peu apprécié dans le monde occidental.
George Papandréou a enfin rappelé qu’il avait appelé la semaine dernière le président libyen pour l’exhorter à résoudre rapidement la crise actuelle.
ATHENES, (AFP) –
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