Un tribunal militaire en Syrie a condamné dimanche l’opposant et écrivain syrien Ali Abdallah à un an et demi de prison pour avoir « mis à mal les relations de la Syrie avec un pays étranger », ont indiqué des organisations de défense des droits de l’Homme.
Le tribunal a condamné initialement M. Abdallah à une peine de trois ans de prison ferme, qui a été ensuite réduite de moitié.

M. Abdallah a été jugé pour des déclarations faites en prison concernant les relations libano-syriennes et les fraudes électorales commises selon lui par le gouvernement iranien en 2009, d’après une ONG.

L’écrivain de 61 ans avait purgé une peine de deux ans et demi de prison entre décembre 2007 et juin 2010 pour avoir appelé à la démocratie et devait être libéré en juin 2010, mais il été maintenu en détention après ses déclarations sur l’Iran et le Liban.

Les organisations signataires du communiqué ont dénoncé « le verdict injuste qui reflète la sévérité avec laquelle les autorités syriennes traitent les militants politiques ».

Elles ont demandé « la levée des charges contre l’écrivain et sa libération immédiate ».

« Nous appelons le gouvernement à oeuvrer sérieusement en vue de lever toutes les entraves imposées aux activités politiques » en Syrie, ont indiqué les ONG.

Parmi celles-ci figurent l’Observatoire syrien pour les droits de l’Homme, la Ligue syrienne de défense des droits de l’Homme, l’Organisation nationale des droits de l’Homme en Syrie et l’Organisation arabe pour les droits de l’Homme en Syrie.

DAMAS, 13 mars 2011 (AFP) –

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