Le Parquet général égyptien a placé vendredi en détention quatre ex-hauts responsables du ministère de l’Intérieur accusés d’avoir ordonné de tirer sur les manifestants pendant le soulèvement populaire qui a renversé le président Hosni Moubarak.
Les anciens chefs de la sécurité, de la sécurité publique, de la sécurité centrale et de la sécurité d’Etat du Caire ont été formellement inculpés par le procureur général Abdel Meguid Mahmoud pour avoir donné l’ordre de tirer à balles réelles sur les manifestants le 28 janvier, le « jour de la colère ».

Ismaïl al-Chaer, Adli Fayed, Ahmed Ramzi et Hassan Abdel Rahmane sont poursuivis parce qu’ils étaient « responsables de ceux qui ont appuyé sur la détente », selon un responsable de la sécurité.

S’ils sont reconnus coupables, les quatre hommes risquent la peine de mort.

Des violences entre policiers et protestataires ont entaché les manifestations anti-gouvernementales lancées le 25 janvier, faisant au moins 384 morts et plus de 6.000 blessés.

L’ex-ministre de l’Intérieur Habib el-Adli est le premier responsable de l’ère Moubarak à être jugé. Son procès a commencé le 5 mars et doit reprendre le 2 avril.

Il a nié les accusations de blanchiment d’argent et de détournement de fonds qui pèsent sur lui. Il fait aussi l’objet d’une enquête concernant les tirs sur les manifestants.

LE CAIRE, 11 mars 2011 (AFP) –

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