ATHENES, (AFP) – La Grèce et Israël vont mettre sur pied un « conseil ministériel commun de coopération » pour resserrer leurs relations, a annoncé le bureau du Premier ministre grec alors que le numéro deux israélien, Avigdor Lierberman a entamé mercredi une visite officielle à Athènes.
La création de cet organe, visant à doper « la coopération dans des secteurs concrets », selon un communiqué du bureau de Georges Papandréou a été convenu lors d’un appel téléphonique de ce dernier à son homologue, Benjamin Netanyahu, mardi.
La première réunion est prévue d’ici mars, en Israël, a précisé le ministre grec des Affaires Etrangères, Dimitris Droutsas à l’issue d’une rencontre avec M. Lieberman. « Nous voulons commencer le plus vite possible la coopération économique » a relevé ce dernier, citant les secteurs de la lutte contre le réchauffement climatique, de l’énergie et du tourisme, après une forte hausse des visiteurs israéliens en Grèce enregistrée cet été.
Israël souhaite des avancées sur treize projets dans ces secteurs, avec comme perspective l’exportation de nouvelles technologies israéliennes et des investissements en Grèce, a indiqué une source diplomatique. M. Lierbeman, dont la visite est la première d’un chef de la diplomatie israélienne depuis plus de 15 ans, a par ailleurs souhaité que la Grèce « aide à resserrer les relations d’Israël avec ses voisins ».
« La Grèce a la confiance du monde arabe, et celle d’Israël, ce que peu de pays peuvent dire », a répondu M. Droutsas, relevant que le rapprochement gréco-israélien, « malgré des avis divergents » sur certaines questions serait au profit « de tous les peuples de la région ».
D’ici vendredi, M. Lieberman doit également s’entretenir avec M. Papandréou, le ministre de la Défense Evangélos Vénizelos et le ministre chargé des investissements, Haris Pamboukis.
La Grèce, qui n’a reconnu Israël de jure qu’en 1991, a scellé son rapprochement avec ce pays en août, lors de la visite à Athènes de M. Netanyahu, la première d’un chef de gouvernement israélien. Les deux pays sont alors convenus de « renforcer de manière intensive leurs relations » a rappelé le communiqué du bureau de M. Papandréou. Cette embellie bilétérale intervient sur fond de froid entre Israël et la Turquie, jusque là l’allié de l’Etat hébreu dans la région.
A l’origine dans les années 90 du rapprochement avec la Turquie, qu’il s’emploie à relancer malgré la persistance de différends, M. Papandréou a également mis sur pied l’année dernière un conseil ministériel de coopération avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Le principe de cet organe est de réunir au coup par coup les ministres compétents sur des secteurs examinés.
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