La Bourse du diamant d’Israël a expulsé un de ses membres, soupçonné d’implication dans un trafic de « diamants du sang » provenant d’une mine controversée du Zimbabwe, a déclaré mercredi le président de la Bourse.
Un des traders, David Vardi, était impliqué dans une tentative de contrebande vers Israël de diamants bruts d’une valeur de 140.000 dollars provenant du Zimbabwe, a indiqué Avi Paz. « A l’issue d’une réunion, il a été décidé de l’expulser de nos rangs », a ajouté M. Paz, également président de la Fédération mondiale des Bourses du diamant.
La semaine dernière, les douanes israéliennes ont interpellé à son arrivée à l’aéroport de Ben Gourion un Israélien venant du Zimbabwe et découvert qu’il portait les diamants bruts, a poursuivi M. Paz. L’homme a impliqué David Vardi et affirmé qu’il était censé remettre les diamants au gendre de M. Vardi qui attendait à l’extérieur de l’aéroport.
Selon M. Paz, M. Vardi et le trafiquant ont tous deux été arrêtés puis libérés sous caution. « Nous sommes engagés vis-à-vis du Processus de Kimberley », a dit M. Paz. Israël préside actuellement le Processus de Kimberley, un système de certification internationale qui vise à éliminer du marché les diamants qui alimentent des groupes armés ou des conflits, notamment en Afrique.
L’an dernier, le Processus de Kimberley, régulateur international du marché, avait suspendu les ventes de diamants de la mine controversée de Marange, dans l’est du Zimbabwe. Les défenseurs des droits de l’Homme y dénonçaient de graves violences, et un trafic géré à des fins politiques.
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