La France a salué jeudi, dans la nomination par le président Barack Obama d’un ambassadeur à Damas, un « signal fort adressé par les Etats-Unis » à la Syrie, en vue de renforcer les efforts de paix actuellement bloqués dans la région.
« La nomination d’un ambassadeur américain en Syrie est un signal fort, dont il faut se réjouir, adressé par les États-Unis à Damas », s’est félicitée lors d’un point-presse régulier la porte-parole adjointe du ministère des Affaires étrangères, Christine Fages. Cette décision « souligne la volonté des États-Unis d’un dialogue constructif avec la Syrie, un tel dialogue ne pouvant que contribuer à renforcer la stabilité régionale et les efforts de paix », a ajouté Mme Fages, interrogée sur cette nomination par décret du diplomate Robert Ford.
M. Obama a profité des vacances du Congrès pour contourner l’obstruction des républicains. Il lui avait déjà soumis le 22 février cette nomination à ce poste vacant depuis près de six ans. Le précédent titulaire avait été rappelé à la suite de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. La Syrie a été suspectée d’y avoir joué un rôle, ce qu’elle a toujours démenti.
En dépit de son soutien à la milice chiite libanaise du Hezbollah et de ses liens avec l’Iran, la Syrie est désormais perçue par Washington comme un partenaire utile pour les efforts américains visant à parvenir à la paix entre Israël et les Palestiniens.
La France, qui s’était elle-même rapprochée de la Syrie en juillet 2008 après avoir pris ses distances avec elle à la suite de l’assassinat de Rafic Hariri, juge aussi que Damas détient des cartes clé pour résoudre la crise dans la région, dans ses trois dimensions palestino-israélienne, syro-israélienne et libano-israélienne.
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