Des barres de combustible contre l’arrêt de la production d’uranium enrichi. C’est l’alternative que proposent à l’Iran, la France, la Russie, la Turquie et les États-Unis. Selon The Telegraph, ces quatre pays ont repris les négociations avec la République islamique sur un accord d’échange de combustible nucléaire qui permettrait à Téhéran d’éviter de nouvelles sanctions imposées par la communauté internationale contre son programme nucléaire.
Toujours selon le quotidien d’information britannique, l’Iran devra envoyer 1000 kg d’uranium faiblement enrichi ainsi que tout son stock de 30 kg d’uranium enrichi à 20% « dans un endroit sûr ». En échange, la France et la Russie promettent de fournir à Téhéran des barres de combustible pour son réacteur d’isotopes médicaux.
Une source proche du dossier a déclaré au Telegraph : « Nous pensons que l’accord est réalisable », mais d’avertir qu' »il ya encore beaucoup de détails à régler ».
Des discussions stériles ?
Les précédentes négociations entre les 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU: Etats-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne, plus l’Allemagne) et l’Iran n’avaient guère donné de signes encourageants.
Les six et les représentants du régime des mollahs s’étaient rencontrés au début du mois de décembre à Genève pour la première fois depuis 14 mois. Des négociations qui se sont achevées après deux jours de pourparlers intenses avec la promesse des deux parties de tenir une nouvelle série de discussions fin janvier en Turquie.
Toutefois, le principal négociateur iranien Saeed Jalili a déclaré au terme des discussions de décembre que le seul accord conclu par les parties concernées était de tenir de nouveaux pourparlers en janvier prochain.
Et de prévenir que l’enrichissement nucléaire, en tant que droit inaliénable des Iraniens, est non négociable et ne sera pas abordé à Istanbul.
Bloomberg a contribué à la rédaction de cet article
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