Dans un discours prononcé le vendredi 10 décembre 2010 lors d’une réunion organisée par le Brookings Institute, un centre de recherches basé à Washington, Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine a rappelé la détermination des Etats-Unis à poursuivre les efforts pour la relance du processus de paix au Moyen-Orient. Hillary Clinton invite les Israéliens et les Palestiniens à prendre des mesures difficiles.
C’était la première déclaration officielle depuis l’impasse dans les pourparlers due au problème de la construction de nouveaux logements en Cisjordanie. Hillary Clinton, sans cacher sa frustration, n’en a pas moins réaffirmé l’intention des Etats-Unis de poursuivre leurs efforts pour amener les deux parties à reprendre des négociations directes. Dans l’intervalle, Washington continuera de jouer les intermédiaires: « Nous ne serons pas un partenaire passif » a déclaré la secrétaire d’Etat qui invite Israéliens et Palestiniens à s’attaquer sans délais aux questions clés: les frontières, les réfugiés, le sort des colonies et le statut de Jérusalem.
Elle a exhorté les deux camps à accepter des compromis et à prendre des décisions difficiles. Il est de votre intérêt de conclure la paix, a-t-elle dit en substance, car sans une résolution du conflit, ni Israël, ni les Palestiniens ne pourront se sentir vraiment en sécurité.
Hillary Clinton a également demandé à chacun d’éviter les mesures provocatrices comme l’annonce de nouvelles implantations juives à Jérusalem-Est ou la demande d’une reconnaissance par l’ONU d’un Etat palestinien indépendant.
L’émissaire américain, George Mitchell reprend dimanche 12 décembre sa navette au Moyen-Orient, pour expliquer les nouvelles suggestions des Etats-Unis pour sortir de l’impasse.
RFI, Jean-Louis Pourtet
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