L’Iran a critiqué le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Aboul Gheit, qui avait affirmé que Téhéran ne devait pas se mêler des affaires intérieures des pays arabes du Golfe ni s’immiscer dans celles de l’Irak et du Liban, a rapporté samedi la presse.
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« Nous conseillons à M. Aboul Gheit (…) de penser à assurer la sécurité et les droits de l’Egypte qui sont constamment violés par le régime sioniste plutôt que de servir les intérêts des ennemis de la région qui cherchent à diviser les nations islamiques », selon l’agence officielle IRNA citant une « source informée » au ministère des Affaires étrangères.
« Les déclarations du ministre égyptien des Affaires étrangères à propos des relations entre la République islamique d’Iran et certains pays arabes sont influencées par la grave situation intérieure de l’Egypte (…) et visent à détourner l’attention de l’opinion publique internationale de la violation des droits primordiaux de la population de ce pays », a ajouté la même source.
M. Aboul Gheit avait affirmé que « les interventions de l’Iran dans les affaires intérieures (des pays) du Golfe ne doivent pas être autorisées », dans une interview publiée vendredi par le journal qatari Al-Sharq. Il avait également demandé à Téhéran de « laisser l’Irak tranquille, de même que le Liban ».
L’Egypte et l’Arabie Saoudite, deux poids lourds du monde arabe à majorité sunnite, s’inquiètent de l’influence de l’Iran, à majorité chiite, dans la région. L’Iran a rompu ses relations diplomatiques avec l’Egypte en 1980, après la révolution islamique, pour protester contre la reconnaissance d’Israël par Le Caire un an auparavant. Depuis, les rapports entre les deux pays sont en dents de scie et ils ne disposent plus que de « bureaux d’intérêts » dans leurs capitales respectives.
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