Le prédicateur islamiste radical Omar Bakri, condamné à la réclusion à perpétuité par un tribunal militaire libanais pour incitation au meurtre, a été libéré sous caution mercredi en attendant un nouveau procès, a indiqué une source judiciaire.
« Bakri a payé une caution de 5 millions de livres libanaises (environ 2.500 euros) et a été relâché, mais il doit se présenter à chaque audience de son nouveau procès », a indiqué cette source sous couvert de l’anonymat.
Le 11 novembre, Bakri avait été jugé par contumace à la prison à vie par un tribunal militaire, notamment pour incitation au meurtre. Une quarantaine de Libanais, Palestiniens et Saoudiens également poursuivis, avaient été condamnés pour les mêmes charges. Vingt-deux d’entre eux ont été condamnés à la perpétuité.
Bakri avait été arrêté trois jours plus tard à Tripoli, dans le nord du Liban, et doit être rejugé devant le tribunal militaire, conformément à la loi. Originaire de Syrie mais détenteur d’un passeport libanais, ce religieux, qui nie tout lien avec Al-Qaïda, avait notamment qualifié les kamikazes du 11-Septembre de « magnifiques ». Il s’était installé en Grande-Bretagne en 1986, où il était devenu une figure de proue des milieux islamistes jusqu’au tour de vis donné par les autorités après les attentats du 7 juillet 2005 à Londres (56 morts, 700 blessés). Depuis 2005, il est interdit de séjour dans ce pays.
Le 13 novembre, lors d’une interview télévisée avec la chaîne privée libanaise NTV, le religieux sunnite de 50 ans, jugé coupable d’incitation au meurtre, vol, possession d’armes et d’explosifs, avait indirectement demandé l’aide du chef du puissant parti chiite Hezbollah. Bakri a d’ailleurs désigné le député du Hezbollah Nawwar Sahili pour assurer sa défense lors du nouveau procès, dont la date n’a pas encore été fixée, avait indiqué la semaine dernière une source judiciaire.
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