Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué lundi qu’il ne voulait pas laisser le village de Ghajar aux mains du mouvement chiite libanais Hezbollah après sa décision de retirer l’armée israélienne de ce gros bourg aux confins de la Syrie et du Liban.
« Il est dans mon intention de nous retirer de la partie nord du village (de Ghajar) et d’y établir un système qui empêchera un vide qui permettrait au Hezbollah de s’en emparer », a expliqué M. Netanyahu. « Nous n’avons pas encore fini de mettre au point une solution », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre avait auparavant précisé que la décision de retirer les troupes israéliennes du village de Ghajar était le fruit de la médiation du gouvernement italien. Il a souligné le rôle joué par le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, qui se trouve actuellement en Israël pour une visite de quatre jours destinée à soutenir les négociations de paix israélo-palestiniennes, actuellement au point mort. « Nous ne serions pas parvenus à trouver une solution à ce problème sans l’implication de l’Italie et de vous personnellement sur cette question », a déclaré M. Netanyahu à M. Frattini, selon des propos rapportés par le bureau du Premier ministre israélien.
Le gouvernement israélien a approuvé il y a une semaine le retrait de ses troupes de la partie nord du village divisé de Ghajar pour en remettre le contrôle à la Force intérimaire de l’ONU au Liban (FINUL), et redéployer son armée au sud de la Ligne bleue.
Après le retrait israélien unilatéral du Liban sud en 2000, l’ONU a tracé une Ligne bleue fixant la frontière qui place la partie nord du village au Liban et la partie sud dans le Golan syrien occupé par Israël depuis 1967.
La FINUL a demandé à Israël de se retirer du nord de Ghajar en vertu de la résolution 1701 mettant fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, durant laquelle l’armée israélienne avait de nouveau occupé la partie nord du village.
Le contingent italien est le plus important en taille au sein des forces de la Finul. M. Frattini, arrivé lundi en Israël, a rencontré M. Netanyahu et la dirigeante de l’opposition Tzipi Livni. Il devait rencontrer des dirigeants palestiniens, dont le président Mahmoud Abbas, en Cisjordanie mardi avant de se rendre dans la bande de Gaza.
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