Le chef du commandement central américain, le général James Mattis, a promis vendredi au Liban que son pays continuerait à soutenir l’armée libanaise, une semaine après la levée par Washington d’un gel de l’aide militaire américaine au Liban.

« Le général Mattis est venu au Liban pour réitérer (…) la position du gouvernement américain: les Etats-Unis sont engagés dans la poursuite de la relation (entre le commandant central) et l’armée libanaise et le soutien légitime aux institutions » libanaises, a indiqué l’ambassade américaine dans un communiqué. Le général a « promis de continuer à soutenir l’entraînement et l’aide (…) à l’armée libanaise de façon à construire une plus grande capacité militaire et à approfondir leur relation », poursuit le texte.

« Les Etats-Unis pensent que leur aide aux LAF (Forces armées libanaises) contribue à améliorer la stabilité régionale ». Le général Mattis s’est rendu vendredi au Liban pour une brève visite, sa première dans le pays. Il a rencontré le président Michel Sleimane, le ministre de la Défense Elias Murr et le chef d’Etat major Jean Kahwaji.

Le président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Howard Berman, qui bloquait depuis début août la livraison d’une aide militaire américaine au Liban d’un montant de 100 millions de dollars, a annoncé le 12 novembre avoir levé son blocage, après une enquête de l’administration américaine sur l’utilisation de cette aide. Il avait bloqué l’aide au motif qu’il ne pouvait être certain que l’armée libanaise ne collaborait pas avec le mouvement chiite Hezbollah. M. Berman s’est dit satisfait de l’enquête « approfondie » menée par plusieurs agences de l’administration américaine à ce sujet.

Un bras de fer oppose au Liban le camp du Premier ministre libanais Saad Hariri, soutenu par l’Occident, à celui le puissant mouvement Hezbollah, appuyé par la Syrie et l’Iran, sur le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d’enquêter sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad, en 2005. Le camp Hariri soutient le TSL alors que le Hezbollah, qui dit s’attendre à sa mise en cause par cette instance, a appelé à la boycotter car elle est selon lui « politisée » et « à la solde d’Israël ». La chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a vigoureusement réitéré mercredi le soutien de Washington au TSL, affirmant que les tentatives de l’affaiblir ne pouvaient être « tolérées ».

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