La Russie a appelé lundi à empêcher la « déstabilisation » au Liban, après une récente altercation entre des enquêteurs du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) et un groupe de femmes à Beyrouth.
« Il est important d’empêcher des actions susceptibles de déstabiliser le pays (…), y compris la publication des hypothèses qui anticiperaient le verdict », a déclaré le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Andreï Nesterenko, dans un communiqué.
Ce verdict « doit se fonder sur des faits objectifs et bien vérifiés », a-t-il souligné. Le 27 octobre, des enquêteurs du tribunal de l’ONU chargé d’enquêter sur l’assassinat en 2005 de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri s’étaient heurtés à un groupe de femmes dans une clinique de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement chiite Hezbollah.
Le lendemain, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait appelé le peuple libanais à boycotter le TSL, affirmant que toute coopération avec les enquêteurs serait une « agression » contre le mouvement chiite. « La Russie s’est prononcée dès le début en faveur d’une enquête honnête et juste de l’assassinat de M. Hariri et pour que ceux qui en sont responsables soient punis. Notre position reste inchangée », a indiqué M. Nesterenko.
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