Le Premier Ministre Benjamin Netanyahu et le Ministre de la Défense Nationale Moshe Ya’alon ont ordonné à l’armée de défense d’Israël de lancer une incursion terrestre dans la bande de Gaza jeudi soir, pour « détruire les tunnels souterrains construits par les terroristes depuis Gaza permettant d’entrer sur le territoire israélien. »Plus tôt, Israël a repris des attaques aériennes sur la Bande de Gaza à 15h00 après une six heure le cessez-le-feu provisoire pour permettre à l’aide humanitaire d’atteindre des résidents de Gaza. Le cessez-le-feu a commencé à 9h00 jeudi matin, bien que le Hamas ait tiré des roquettes vers Israël environ deux heures plus tard.
Depuis la fin du cessez-le-feu, plus de 100 roquettes et obus de mortier ont été tirés vers Israël, y compris de grandes zones visées principalement au sud, mais certaines ont aussi atteint le centre d’Israël. Des attaques aériennes israéliennes ont tué quatre enfants palestiniens, dont trois dans la ville de Zeitoun
« La décision a été approuvé par le cabinet de sécurité, après le refus du Hamas d’accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël », ajoute le bureau de Benyamin Nétanyahou.
Le gouvernement israélien a ordonné à l’armée de lancer cette opération terrestre dans le but de « porter significativement atteinte aux infrastructures terroristes du Hamas » et de « ramener la sécurité pour les citoyens d’Israël », a indiqué un communiqué militaire.
Bombardements sur la bande de Gaza
Cette opération va inclure des opérations d’infanterie, d’artillerie et de renseignements, appuyées par l’aviation et la marine, a ajouté l’armée.
Dans le même temps, l’armée bombardait très intensivement la bande de Gaza par air, mer et par des tirs de chars massés à la frontière, selon un correspondant sur place.
« L’opération de Tsahal (l’armée israélienne) a lieu du nord au sud de la bande de Gaza, des très nombreuses forces ont été déployées », a indiqué le commentateur militaire de la télévision israélienne, tandis que le porte-parole de l’armée israélienne Moti al Moz a affirmé que de nouveaux réservistes seront mobilisés, ont rapporté les médias.

La dernière tentative de négociations pour tenter d’obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza a visiblement échoué. Après dix jours de bombardements, le gouvernement israélien a ordonné à son armée, jeudi 17 juillet, de commencer les opérations terrestres sur le territoire palestinien.
Un communiqué diffusé par les bureaux du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, explique que les soldats israéliens sont envoyés pour « atteindre les tunnels terroristes qui vont de Gaza vers Israël ». Dans la matinée, l’armée israélienne avait détruit un de ces tunnels alors que des hommes du Hamas tentaient de quitter la bande de Gaza par ce chemin.
« La décision a été approuvée par le cabinet de sécurité, après le refus du Hamas d’accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël », ajoute le bureau de M. Nétanyahou.
Avant l’annonce de l’opération terrestre par l’armée, Washington a demandé à Israël de «redoubler d’efforts pour éviter de faire des victimes civiles», alors que des bombardements aériens ont encore coûté la vie jeudi à plusieurs enfants après une brève trêve humanitaire. «Le Premier ministre et le ministre de la Défense ont ordonné jeudi soir à l’armée de commencer une opération terrestre», a annoncé le bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans un communiqué. «La décision a été approuvée par le cabinet de sécurité, après le refus du Hamas d’accepter le plan égyptien pour un cessez-le-feu et la poursuite des tirs de roquettes sur Israël», ajoute le bureau du Premier ministre.
Dans le même temps, l’Egypte a vivement critiqué le Hamas, estimant que le mouvement islamiste aurait pu sauver des dizaines de vies s’il avait accepté ce cessez-le-feu proposé cette semaine par Le Caire, et qui avait été accepté par Israël.
Le gouvernement israélien a ordonné à l’armée de lancer cette opération terrestre dans le but de «porter significativement atteinte aux infrastructures terroristes du Hamas», a indiqué un communiqué militaire.
Blindés, pièces d’artillerie et unités d’infanterie avaient été déployés massivement à la frontière cette semaine, avec quelque 40 000 mobilisés en vue d’une éventuelle opération au sol. Aussitôt après la fin à 15H00 locales (12H00 GMT) de la trêve de cinq heures négociée par l’ONU, une roquette tirée de Gaza s’est abattue sur un terrain vague de la ville israélienne d’Ashkelon (sud) et l’armée a mené des raids aériens sur l’enclave palestinienne.
ENFANTS TUÉS DANS LES RAIDS
Israël, qui dit cibler le mouvement islamiste Hamas, accuse ses combattants d’utiliser des «boucliers humains» dans cette enclave où s’entassent 1,8 million de personnes. L’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé la découverte pour la «première» fois de roquettes cachées dans une de ses écoles de Gaza, dénonçant un incident qui «met en danger des civils».
Plus tôt dans la journée, un haut responsable israélien a, sous couvert de l’anonymat, annoncé à des médias qu’un accord de cessez-le-feu entrerait en vigueur vendredi matin. Mais le Hamas, au pouvoir à Gaza, a aussitôt démenti tout en faisant état «d’efforts en cours» pour une entente globale au moment où des négociations ont lieu au Caire par l’intermédiaire du médiateur égyptien.
Le Hamas avait rejeté mardi l’initiative de l’Egypte acceptée par Israël, exigeant une levée du blocus de Gaza en vigueur depuis 2006, l’ouverture de la frontière avec l’Egypte et libération de dizaines de détenus. Un cabinet de sécurité, qui réunit les principaux ministres israéliens, doit se réunir vendredi à 11H00 (08H00 GMT), selon des médias, afin de passer en revue la situation dans l’enclave palestinienne. La pause dans les hostilités a permis aux habitants de Gaza de sortir, après des jours à se terrer dans les maisons pour échapper aux frappes. Les rues se sont remplies de monde, provoquant même des embouteillages. «La trêve est une chance pour les gens de sortir de chez eux, de retirer de l’argent, de se ravitailler», a souligné Abdel Qassam Ataneh.
ENORMES DESTRUCTIONS
Les quartiers de Gaza portent les stigmates des bombardements: bâtiments éventrés, infrastructure détruite, meubles et électroménager brisés dépassant des décombres… Des débris qui témoignent de la violence des frappes. Juste avant le début de la trêve, Israël a dit avoir déjoué une attaque d’un commando via un tunnel depuis Gaza et essuyé des roquettes palestiniennes, alors que quatre Palestiniens étaient tués dans une quarantaine de frappes à Gaza. La branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, a assuré que le commando avait réussi sa «mission» sans la définir.
Depuis le début le 8 juillet de l’offensive aérienne «Bordure protectrice» sur Gaza destinée à faire cesser les tirs de roquettes, 241 Palestiniens ont été tués et plus de 1 700 blessés. Israël a été atteint de son côté par plus d’un millier de roquettes qui ont fait un mort israélien. L’armée a aussi affirmé avoir abattu un drone au-dessus d’Ashkelon que la branche armée du Hamas a dit avoir envoyé, sans plus d’explications. Le président américain Barack Obama a dit son «immense chagrin» pour la mort de civils à Gaza tout en jugeant qu’Israël avait «le droit de se défendre» face aux roquettes.
Côté diplomatie, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius était attendu au Caire et en Israël vendredi pour évoquer la question de Gaza. La nouvelle spirale de violence a été enclenchée après le rapt et le meurtre de trois étudiants israéliens en juin, attribués par Israël au Hamas qui a nié, suivis de l’assassinat d’un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem, pour lequel trois juifs ont été inculpés.
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