Le régime syrien a mené ce week-end ses raids aériens le plus sanglants contre les quartiers rebelles d’Alep, faisant 121 morts, et s’en est violemment pris à l’opposition, au lendemain de la fin des pourparlers de Genève.Dimanche, 36 personnes sont mortes dans les raids menés à l’aide de barils d’explosifs sur les quartiers est d’Alep, a indiqué à l’AFP l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), dont 13 enfants et 8 adultes dans trois raids sur le quartier de Tariq al-Bab.
Par ailleurs, au moins seize rebelles islamistes syriens ont été tués dimanche dans le nord de la Syrie dans un double attentat à la bombe commis par le groupe jihadiste Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), a annoncé une ONG.
Vingt autres rebelles ont été blessés dans cette attaque, certains grièvement, a indiqué cette ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Initialement alliés contre le pouvoir du président syrien Bachar al-Assad, les rebelles islamistes syriens et les jihadistes de l’EIIL se livrent depuis le début de janvier de féroces combats qui ont fait plus de 1.400 morts, selon l’OSDH.
Revenant sur les raids meurtriers à Alep, l’OSDH affirme que samedi, « au moins 85 personnes ont été tuées par des barils d’explosifs lancés par des hélicoptères militaires sur des quartiers tenus par les rebelles » à Alep, ancienne capitale économique du pays. Il faut remonter au 15 décembre pour trouver un bilan presque aussi lourd, avec 76 morts. Parmi les victimes figurent 65 civils, dont 13 enfants, a précisé l’OSDH.
03-02-2014/ 7 sur 7.be Article original
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