Des chirurgiens, des chanteurs, des sportifs, des avocats ou des humoristes…
Le quotidien ‘Le Monde’ en dit plus lundi sur sur les listings des détenteurs français de comptes en Suisse de la banque HSBC. Ces documents ont été transmis aux autorités françaises à partir de 2008, par un ex-employé de la banque, Hervé Falcani, aujourd’hui en fuite.
Le quotidien, qui a eu accès aux documents, révèle que deux listings ont été dressés, successivement par la Direction nationale des enquêtes fiscales (DNEF), avec l’aide de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), en 2008, puis par la gendarmerie. Dans les deux cas, plus de 2.800 noms figurent sur ces documents et les mêmes identités reviennent souvent.
Au total, une soixantaine de personnalités sont citées, indique ‘Le Monde’. « Dans la plupart des cas, les contribuables pris en faute ont déjà régularisé leur situation », écrit le journal, qui précise que certains sont même déjà parfaitement en règle, à l’image de Français résidents suisses comme le footballeur Christian Karembeu ou Alain Afflelou.
« En revanche, les enquêteurs s’interrogent sur un ancien coéquipier de M. Karembeu en équipe de France, lui aussi champion du monde en 1998, titulaire d’1,6 million d’euros chez HSBC, de même que sur deux monstres sacrés du cinéma français, un humoriste star, une vedette de la chanson, une ancienne Miss France.
Et enfin un sénateur UDI, écrit ‘Le Monde’, qui précise que ces personnalités n’ont pas souhaité répondre aux questions de ses journalistes. D’autres célébrités plaident pour l’erreur, ou l’étourderie.
Les enquêteurs tentent maintenant d’identifier les personnes qui se cachent derrière des sociétés offshore ou des comptes attribués à des employés de la banque qui pourraient être des prête-noms, ajoute ‘Le Monde’.
Le parquet de Paris a ouvert le 23 avril dernier uneinformation judiciaire sur les conditions dans lesquelles des milliers de contribuables français ont ouvert des comptes non déclarés chez HSBC.
L’information porte notamment sur des faits présumés de démarchage bancaire illicite et de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. Les autorités suisses plaident que leur listing a pu être altéré. Mais selon le procureur de Paris, François Molins, joint par le quotidien, « aucun élément ne permet de penser que les fichiers auraient été manipulés pour être falsifiés ».
27-01-2014/ Boursier.com Article original
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