Grigny : Mohamed, relaxé dans l’attaque du RER D, interpellé pour vols violentsCe jeune homme de 18 ans est suspecté d’avoir commis au moins quatre vols avec violence sur le parvis de la gare de Grigny et de Ris-Orangis. Trois de ses complices présumés ont, eux aussi, été arrêtés à leur domicile, dans le quartier de Grigny 2. Deux d’entre eux sont des mineurs reconnus coupables dans l’affaire du RER D qui avait fait grand bruit. Mohamed sera présenté au tribunal d’Evry, le 28 mars, pour ce nouveau dossier.

Confondu par les caméras

Les faits remontent pourtant à la même période, il y a près d’un an. Simplement, les deux enquêtes ont été menées séparément. L’une, pour les vols dans le train, a abouti plus rapidement. L’autre, pour les rackets de passagers à la sortie de la gare, vient donc de connaître son épilogue. Et si, au bénéfice du doute, Mohamed n’avait pas pu être identifié par les juges lors de l’audience de l’attaque de type « diligence », cette fois, la vidéosurveillance est sans appel : « On le distingue clairement », avance un proche du dossier. En garde à vue, le suspect a d’ailleurs reconnu les faits.

Le mode opératoire des agressions est un peu différent, car ces faits sont antérieurs à ceux perpétrés dans le RER. Les passagers n’étaient abordés qu’une fois sortis de la gare. Encerclés, ils étaient contraints de livrer leurs téléphones portables. « Et si la victime ne s’exécutait pas assez vite, elle était frappée, raconte une source proche du dossier. Les téléphones étaient ensuite vendus un peu plus d’une centaine d’euros. »

La confiance gagnée au fil des jours par les malfrats les incite finalement à passer à l’action quelque temps plus tard. Ils immobilisent les trains en gare, en tirant la sonnette d’alarme. « Peu à peu, on s’est dit que le lieu était à nous, lâche d’ailleurs l’un des jeunes gardés à vue, qui affirme que cette période de délinquance est derrière lui désormais. On a commencé dehors et on a fini dans les trains. On s’était approprié le terrain. » « L’affaire du train aurait agi comme un électrochoc qui lui a fait comprendre qu’il était sur la mauvaise pente », relate une source proche du dossier.

Certains des suspects reconnaissent une trentaine d’agressions. Mais la procédure n’a pu isoler que quatre cas. Les victimes ont reconnu les voleurs présumés. Ces derniers ont été relâchés en attendant leur jugement.

17-01-2014/ Le Parisien Article original

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