En cause : un article de l’hebdomadaire qui taxait l’ex-patron de Reporters sans frontières d’antisémitisme.L’hebdomadaire Marianne a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Paris pour «diffamation publique» envers l’ancien patron de Reporters sans frontières, Robert Ménard, qu’il avait accusé «d’antisémitisme».
Le tribunal a condamné l’hebdomadaire à verser 1 000 euros d’amende et 3 000 euros de dommages et intérêts à Robert Ménard, ainsi que 2 000 euros au titre des frais de justice. Il a également ordonné la publication du jugement dans Marianne et un organe de presse national. L’ex-patron de Reporters sans frontières avait réclamé 150 000 euros de dommages et intérêts et quatre publications judiciaires.
A l’audience, la procureure avait jugé «le procédé journalistique parfaitement contestable» mais avait aussi considéré qu’il s’agissait d’une «manifestation d’opinion», certes «désagréable» mais que les propos n’étaient pas suffisamment précis pour que le tribunal les condamne.
Dans un article publié dans son édition du 22 septembre 2012, le journal avait publié les propos suivants: «Alain Soral est passé de mode. Mais il reste Dieudonné, Robert Ménard et Thierry Meyssan. (…)
Ces porteurs d’idéologie profitent et entretiennent la détestation selon une stratégie bien déterminée, analyse le chercheur en philosophie Vivien Hoch. Leurs diverses productions, leur entretien de l’idéologie antisémite et leur ironie constante devraient les écarter du débat public».
16-01-2014/ Libération Article original
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