Un spécialiste israélien lève le voile sur le suspect n°1 dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais.Le quotidien israélien Yediot Aharonot a publié jeudi un article dévoilant de nouveaux documents sur l’implication du Hezbollah dans l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri le 14 février 2005 à Beyrouth.

Ces documents officiels révèlent de nouveaux détails sur le principal suspect, Mustafa Badr Aldin, le beau-frère et successeur présumé d’Imad Moughnieh, le chef des opérations du Hezbollah, qui a trouvé la mort le 12 février 2008 dans l’explosion de son véhicule à Damas attribuée à Israël, selon l’organisation terroriste chiite libanaise.

Les documents, qui font partie de l’enquête judiciaire, ont été identifiés par Ronen Solomon, un analyste du renseignement israélien spécialiste du Hezbollah. Le rapport est complet et détaillé, il s’étale sur plusieurs années et contient des informations dont le Hezbollah aurait préféré qu’elles restent cachées, telles que des détails sur la famille de Badr Aldin, son entourage, ses relations sociales et ses affaires.

Un équipe d’enquête internationale a traité des informations recueillies par le Liban qui visent non seulement le premier cercle des responsables de l’assassinat de Rafic Hariri, mais aussi sur toutes les lignes téléphoniques utlisées par le service de sécurité de Badr Aldin. Pour faire le lien entre la ligne téléphonique utilisée pour l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais et le principal suspect, les enquêteurs ont écouté toutes les conversations de Badr Aldin de 2000 à 2008, affirme le Yediot Aharonot.

Les documents judiciaires montrent un lien entre Moughnieh et Badr Aldin. Le contact s’effectue par la soeur de Badr Aldin qui est la femme de Moughnieh. Ils révèlent également que Badr Aldin a appelé des centres de commandement du Hezbollah suggérant ainsi que le terroriste de haut rang n’a pas respecté les mesures de sécurité élémentaires, une négligence qui pourrait lui coûter très cher à l’avenir.

Le rapport judiciaire lève le voile sur un homme vivant dans la clandestinité. Badr Aldin a obtenu une licence en relations internationales à l’université américaine de Beyrouth. Il a également été à la tête de deux bijouteries à Beyrouth, rapporte le journal.

Le document met en lumière la vie d’un homme longtemps considéré comme se cacher dans l’ombre . Badr Aldin a reçu un baccalauréat en relations internationales de l’Université américaine de Beyrouth , où il a participé de 2002 à 2004. Il a également dirigé deux magasins de bijoux dans la capitale libanaise », a rapporté le journal.

Le 1er juillet 2011, le ministre de l’Intérieur libanais Marwan Charbel donne les noms de quatre suspects du Hezbollah cités dans les mandats d’arrêt émis le 30 juin par le tribunal de l’ONU enquêtant sur l’assassinat de Rafic Hariri, à savoir Mustafa Badr Aldin, Salim Ayyash, Assad Sabra et Hussein Anaissi. Un cinquième nom a récemment été ajouté à la liste. Tous les cinq seront jugés par contumace.

10-01-2014/ I 24 NEWS Article original

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