Les coûts de l’alimentation ont augmenté plus que dans tout autre pays développé depuis 2005.
Les Israéliens paient 19% de plus pour leur nourriture et ont vu les prix de l’alimentation augmenter beaucoup plus rapidement que dans les autres pays de l’OCDE, selon un rapport publié mardi par le Centre de recherche et d’information du parlement israélien.
La différence est encore plus frappante avec les pays de l’Union Européenne. Les prix en Israël sont 25% plus élevés qu’en Europe et entre 2005 et 2013, le prix des denrées alimentaires en Israël a augmenté de 16 % en termes réels, tandis qu’en Europe, les prix n’ont augmenté que de 1,8% .
Le rapport révèle notamment que les différences de prix sont plus marquées pour les produits laitiers et les boissons gazeuses. Le mois dernier, un rapport confidentiel del’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dont le quotidien Haaretz a obtenu copie, a montré que les produits laitiers et les boissons non alcoolisées coûtaient 40 % de plus en Israël que dans la moyenne de l’OCDE.
Le rapport a été préparé pour un examen du comité Kedmi, qui est chargé de préparer un projet de loi visant à accroître la concurrence dans le marché de l’alimentation dans le but de réduire les prix.
La loi devrait prendre en considération les conclusions du comité Kedmi, et insister sur la régulation des activités entre fournisseurs et distributeurs. Elle devrait également inciter les chaînes d’épiceries à publier les prix sur Internet.
Le comité Kedmi a été fondé après les protestations sociales de 2011 dans le but de mener des enquêtes sur le coût de la nourriture et des biens de consommation en Israël et pour promouvoir la concurrence au sein du marché.
Le comité a constaté que les prix en Israël étaient de 10 % à 20 % inférieurs que ceux des autres pays développés en 2005, mais qu’en 2010, ils étaient 10 % à 20 % plus élevés. Le comité attribue en grande partie les hausses de prix à l’absence de concurrence sur le marché.
Les deux grandes chaînes d’alimentation dans le pays notamment – Mega et Shufersal – contrôle 64 % du marché. Depuis 2011 et les protestations sociales contre le haut coût de le vie, le prix des aliments a augmenté de 2,7%, selon l’étude.
Plus tôt cette année, le contrôleur de l’Etat Yossef Shapira avait critiqué le gouvernement dans un rapport annuel pour avoir abandonner la régulation des coûts des produits alimentaires en Israël entre 2005 et 2011, permettant ainsi aux entreprises dans un marché non concurrentiel de fixer les prix.
Ceci a eu pour conséquence d’augmenter les profits des fabricants et des importateurs, et d’entraîner une aggravation des difficultés économiques rencontrées par les consommateurs israéliens, selon le rapport de M. Shapira.
« Les ministères des Finances, de l’Industrie, de l’Agriculture et l’ensemble du gouvernement doivent rectifier les torts et maintenir un contrôle réel sur les prix des denrées alimentaires de base, en définissant l’ensemble des aliments de base et en exerçant une surveillance étroite de leurs coûts», a-t-il signalé.
I 24 NEWS Article original
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