Au moins dix-huit personnes ont été tuées et quarante autres blessées dimanche en Russie dans un attentat commis par une kamikaze dans une gare de la ville de Volgograd, proche de la région instable du Caucase russe, ont annoncé les médias.
Un comité anti-terroriste russe national a annoncé à l’agence
L’explosion s’est produite à l’intérieur de la gare vers 12h45 locales (08h45 GMT), a précisé à l’agence Itar-Tass une porte-parole du ministère régional de l’Intérieur,

Selon Itar-Tass, l’explosion s’est déclarée près des détecteurs en métal placés à l’entrée de la gare principale de la ville.
En octobre dernier, une kamikaze originaire du Daguestan avait tué six personnes en se faisant exploser dans un autobus rempli d’étudiants à Volgograd. Ce précédent attentat avait déjà soulevé des craintes quant à la sécurité aux Jeux Olympiques d’Hiver de Sotchi qui doivent se tenir en février.

On sait que les groupes terroristes du Caucase Article original, notamment tchétchènes, se sont concentrés en Syrie, depuis plusieurs mois ou années et que certains tentent d’importer des armes chimiques, dont du gaz sarin, vers la région où se dérouleront les jeux olympiques d’hiver, entre le 7 et le 23 février prochain.
Une possible coopération des services israéliens et russes a été évoquée, lors du voyage de Binyamin Nertanyahu à Moscou, le 20 novembre dernier, contre ces groupes aux cibles multiples.
Ramzan Kadyrov, chef de la branche Tchétchène d’Al Qaïda, a annoncé, le 4 décembre, la formation d’une unité spéciale russo-tchéchène de l’armée russe, chargée de s’occuper des problèmes générés par les « radicaux syriens » (Al Nosra), aussi bien dans la République du Nord Caucase qu’à l’étranger.
Il a ajouté : « Des membres de cette unité spéciale seront prêts à interférer dans le conflit syrien, si une telle opération est autorisée par le Président russe ». Selon les services secrets russes, par l’intermédiaire d’Al Nusra, les terroristes Tchéchènes disposeraient de gaz sarin et Poutine doit donc envisager toutes les possibilités pour les empêcher d’agir, y compris en intervenant à la « racine », en Syrie.
AFP29/12/2013
lorientlejour.com Article original
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