La plus haute instance législative chinoise doit formaliser cette semaine des réformes destinées à abolir les camps de rééducation par le travail et assouplir la politique de contrôle des naissances, selon des médias d’État.Annoncées en novembre après une réunion en conclave du Parti communiste chinois (PCC), ces importantes réformes sociétales seront examinées cette semaine par le comité permanent de l’Assemblée nationale populaire (ANP), la chambre d’enregistrement législative des décisions du Parti unique.
A l’issue d’une réunion de six jours débutée hier, « le comité permanent de l’ANP votera dès samedi sur la proposition qui, si elle est adoptée, marquera la fin du système de rééducation par le travail après un demi-siècle d’existence », a rapporté le China Daily.
Apparus en 1957, les camps de rééducation par le travail permettent de détenir des personnes sur simple décision de police, et ce jusqu’à quatre ans. Objet de multiples abus, ils sont notamment utilisés par les autorités locales contre les contestataires, les internautes dénonçant la corruption ou les « pétitionnaires » demandant réparation d’un préjudice.
24-12-2013/Le Figaro.fr avec AFP
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