Le président Nicolas Sarkozy s’est exprimé ce soir au dîner annuel du Crif dont il était le président d’honneur. Le chef de l’Etat a expliqué : « La mission de la France, c’est d’être aux côtés de tous les Gilad Schalit, dans les geôles de Gaza ou ailleurs dans le monde ». « Gilad a été persécuté, maltraité, torturé », a dénoncé le chef de l’Etat, qui avait reçu dans l’après-midi à l’Elysée le soldat franco-israélien qui a été détenu pendant cinq ans par le Hamas. « Honte à ceux qui ont fait cela! » a-t-il lancé, en fustigeant « ce comportement barbare ».
Il a aussi évoqué l’ « amitié sacrée » qui lie la France et l’Allemagne et « qui doit inspirer Israël et la Palestine ». « L’Europe peut montrer le chemin entre Israël et les Palestiniens », a-t-il martelé. Il a rappelé la nécessité de dialogue qu’il y avait entre les deux pays et fait le constat d’échec du Quartette. « Il faut un nouveau calendrier », a-t-il plaidé.
Le président de la République a par ailleurs rappelé qu’on ne pouvait pas « transiger avec la sécurité d’Israël » et réaffirmé son opposition claire à la volonté iranienne de se procurer la bombe atomique. Mais, pour qu’Israël assure sa sécurité, il faut que se mettent en place « deux Etats-nations, un pour le peuple juif et un pour le peuple palestinien ». « C’est la seule solution », a-t-il assuré.
Nicolas Sarkozy a ensuite répété qu’il se refuserait toujours à extrader les deux meurtriers français présumés de Lee Zeitouni, une jeune Israélienne écrasée à Jérusalem. « La France n’extrade pas ses ressortissants, c’est un principe sur lequel je ne reviendrai jamais », a-t-il déclaré. Il invite en revanche la famille à déposer une plainte en France, condition sine qua non pour que les deux suspects soient « immédiatement déférés devant la justice ».
source le figaro.fr Article original
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