Les Syriens se rendaient aux urnes lundi pour élire leurs représentants dans les municipalités du pays secoué depuis neuf mois par une révolte populaire sans précédent réprimée dans le sang.
Il s’agit du premier scrutin organisé depuis le début du mouvement de contestation du régime du président Bachar al-Assad le 15 mars.
Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 locales (06H00 GMT). Il y a plus de 42.000 candidats pour 17.000 postes.
Dans un bureau de Damas, l’affluence était faible en début de matinée, 61 électeurs ayant glissé leurs bulletins dans l’urne depuis l’ouverture, selon un responsable sur place.
Ces municipales ont été organisées en vertu de la nouvelle loi électorale adoptée récemment pour « renforcer le principe de la décentralisation », selon les autorités.
Parallèlement, des affrontements opposaient depuis l’aube des déserteurs à des forces de sécurité dans deux hauts lieux de la contestation en Syrie, Idleb (nord-ouest) et Deraa (sud), a indiqué l’observatroire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Un civil a en outre été tué et cinq blessés par les tirs des forces du régime lors d’une opération de perquisition dans la région d’Idleb, a précisé l’OSDH dans un communiqué.
Les militants pro-démocratie ont par ailleurs lancé une campagne de désobéissance civile, entamée dimanche par une grève générale qui a été suivie par une partie de la population notamment à Homs (centre), dans le but d’accroître la pression sur le régime Assad.
Le régime syrien tente d’étouffer la contestation dans le pays où au moins 4.000 personnes ont péri depuis la mi-mars selon un bilan de l’ONU.
DAMAS, 12 déc 2011 (AFP)
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