Menaces françaises prématurées et inadmissibles
par Freddy Eytan on 6/14/20

Certains diplomates européens et particulièrement des délégués de la France sont bien bavards. Dans des interviews diffusées et articles publiés ces jours-ci nous entendons le même son de cloche. Un langage ferme, prétentieux et autoritaire. Des avertissements, par menace ou réprimande, et des insinuations transparentes et hypocrites contre toute tentative de modifier le statu quo dans les Territoires.
Il semble que les ambassadeurs ne respectent pas le jeu diplomatique. Comment osent-ils condamner publiquement des intentions sans vraiment connaître le dossier, et bien avant la réalisation d’une décision officiellement prise par le gouvernement. N’infligent-ils pas un camouflet à François de Callières, premier diplomate de France, l’auteur de « l’art de la diplomatie » …
Existe-il dans les relations internationales des critères appropriés à l’Etat Juif seulement ? Critique systématique, remontrance et blâme sont-ils permis ? les attaques sont-elles devenues, monnaie courante ?
Plus inquiétant encore sont aussi les arguments avancés et rabâchés, les slogans répétitifs, sans pour autant apporter des idées nouvelles, une alternative pragmatique et sincère.
Au lieu d’encourager les Palestiniens à reprendre la voie de la négociation et de condamner la reprise des hostilités et du terrorisme, ils acceptent aveuglement leurs revendications et caprices. Rappelons que l’Union européenne est signataire-témoin des Accords d’Oslo, donc responsable de tout changement unilatéral de la part de l’Autorité palestinienne. Dans une lettre adressée le 9 septembre 1993 à Itzhak Rabin, Yasser Arafat avait clairement affirmé de ne prendre aucune décision sans le consentement d’Israël avant le statut final.
Cette lettre est-elle caduque ? Ce qui était bon hier est-il périmé aujourd’hui ?
Contrairement aux Palestiniens, les Israéliens acceptent le plan Trump et la négociation sur le statut final. Les Américains proposent un plan généreux qui pourrait changer la donne géopolitique dans toute la région en offrant aux Palestiniens une pleine autonomie et par la suite un Etat indépendant.
Certes, le débat public est légitime et toutes les opinions devraient être discutées sérieusement mais personne ne possède le monopole de la pensée, à Droite comme à Gauche.
Contre une presse militante, idéologique et antisioniste en France, l’obstination de pouvoir convaincre n’a plus de sens, le combat est perdu d’avance. Cependant dans les relations internationales, nous ne pouvons permettre à un gouvernement étranger de s’immiscer dans un débat intérieur et nous dicter notre propre avenir.
(GPO/Avi Ohayon)
Dans le même sillage, comment tolérer une politisation flagrante des tribunaux européens ? Accepter la légitimation du boycottage contrairement aux décrets et aux règles en cours. Dans la même veine, stupéfiante la « consternation » de la France suite aux sanctions américaines à l’encontre de personnels de la Cour pénale internationale. Comment donc accepter la politisation de la Justice ?
Dans ce contexte, la France peut-elle poursuivre son soutien financier et politique aux Palestiniens sans exiger préalablement un changement radical dans leur conduite et leur paradigme ? Un retour sans condition à la table des négociations ?
Depuis plus d’un siècle la France intervient au Moyen-Orient et dans ce conflit sans aucun résultat tangible. Elle agit souvent avec prétention et parfois avec maladresse en négligeant les revendications israéliennes et en préférant celles des Arabes.
Le plan Trump n’est sans doute pas parfait et très compliqué à appliquer, mais il a le mérite d’apporter pour la première fois des réponses aux inquiétudes sécuritaires des Israéliens comme à la détresse des Palestiniens. Pourquoi le rejeter par avance ? Encourager les extrémistes de tous bords, de chaque camp ?
En condamnant à l’avance Israël et surtout en promettant en revanche, une reconnaissance prématurée d’un Etat palestinien sur les lignes d’armistice de 1949 avec Jérusalem Est comme capitale, la communauté internationale encourage les Palestiniens à refuser tout compromis, toute négociation et chaque rendez-vous de l’Histoire.
Dans ce contexte, la France ne peut plus jouer le rôle d’émissaire ou d’arbitre et prétendre à un rôle d’influence. Les temps de la colonisation sont bien révolus. L’Etat Juif est souverain, il n’est pas une colonie ni un pays d’outre-mer, ni non plus une république bananière.
Les Israéliens sont maîtres de leur propre destin et décideront eux-mêmes et seuls sur la marche à suivre. Les menaces, les pressions, les boycottages ou les diktats n’aboutiront à rien, bien au contraire, ils aggraveront cette situation déjà explosive.
Enfin, il est bien regrettable que certains journalistes et observateurs ainsi que d’anciens diplomates, leaders politiques et généraux israéliens ne posent plus les véritables questions aux dirigeants palestiniens. Depuis la formation du nouveau gouvernement israélien, ils mènent une campagne bien orchestrée contre les projets du Premier ministre et du Président Trump. Plus grave encore, ils osent influer dans ce sens sur des leaders européens et arabes en s’alignant sur leur prédiction apocalyptique.
En conclusion, le devoir des Israéliens est de défendre leur juste cause, leur héritage, et leur attachement indéfectible à la terre de leurs ancêtres. Ils refusent avec force la soumission et le chantage, et toutes les interventions étrangères dans leurs propres affaires.
Source: https://jcpa-lecape.org/menaces-francaises-prematurees-et-inadmissibles/
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Merci à Hai de nous avoir fait connaître cet article important de mr Eytan.Ainsi que je l’ecris depuis longtemps ne recherchez pas à faire des partenariats avec ce pays en pensant que cela pourrait ameliorer les relations. Les initiatives dans ce sens que nous avons prises n’ont pas abouti Du point de vue economique,nous pouvons largement passer ce pays par profits et pertes et maintenir des relations à minima. la chronique technologique de Daniel Rouach que je viens d’ecouter (chaque lundi surRadioJ aux environs de 07:00h surement accessible en podcast) montre à quel point les autres pays en particulier les USA et leurs sociétés phares sont demandeurs de hi tech Israéliennes.Nous ne pouvons pas nous faire traiter sans arret avec morgue, condescendance,pretention…etc par une puissance tout juste moyenne à la recherche permanente de son influence passée…perdue! joseph (je crois que mr Daniel Rouach à un site web)
LA FRANCE FILLE AÎNÉE DE L’ÉGLISE COMME ELLE AIME PARFOIS À S’ATTRIBUER CE SLOGAN
LES DIRIGEANTS FRANÇAIS ET DE CERTAINS PAYS EUROPÉENS DOIVENT RELIRE LA BIBLE ET ARRÊTER DE DESINFORMER ET DÉCÉRÉBRÉS LEURS POPULATIONS
LA JUDEE SAMARIE EST LE BERCEAU DU PEUPLE JUIF
Contrairement à ce que vous dites les philistins ont des exigences très claires: « Palestine du Jourdain à la mer » est leur slogan et leur emblème est sans ambiguïté, aucune place pour l’État d’Israël. Donc non content d’avoir déjà près de 80% de la Palestine Mandataire ( l’Etat fantoche de « Jordanie » créé de toute pièce par l’impérialisme britannique dans les années 20) les arabes veulent les 20% restants. Tout le reste n’est que littérature et mauvaise foi. La France le sait très bien et le Quai d’Orsay joue la politique arabe estimant qu’Israël « n’est qu’une parenthèse ».
Mais c’est la que le bas blesse. Israël n’est ni une colonie, ni inféodée à la France et encore moins une République bananière.
« Depuis plus d’un siècle la France intervient au Moyen-Orient et dans ce conflit sans aucun résultat tangible »
Precisons « sans aucun resultat positif tangible ». Pour la capacite de nuire, celle-ci reste intacte, comme l’avait montre (parmi des dizaines d’autres exploits) le sabotage a moitie reussi, par Giscard d’Estaing, du traite israelo-egyptien. La France a et l’un des facteurs majeurs qui ont permis a Arafat d’abord, puis Abou Mazen, de se maintenir dans une attitude de refus permanente, sans avoir a formuler n’eut-ce ete que leurs exigences. Le plan Trump a casse cela et, quel que soit l’avenir, il faut reconnaitre que c’est deja un progres.
Faiblesse d’ ISRAEL devant ce » garçon » comme l’appelle Monsieur GOLDNADEL !!!!
( garçon veut bien dire jeune qui ne sait de quoi il parle !!)