Europe : de l’accusation de déicide ….. au mythe de l’occupation

Le 22 avril 2020, le Chef de la Diplomatie américaine, Mike Pompéo s’est exprimé au sujet de l’annexion de parties de Cisjordanie (Vallée du Jourdain et implantations juives située en zone C). Sans surprise, il a confirmé l’annonce faite, sur ce point, par le Président des Etats Unis, Donald Trump (dans son plan de paix présenté le 28 janvier 2020). Il a donc, naturellement, confirmé qu’Israël restait maître de la décision : « Les Israéliens prendront ces décisions en dernier ressort, c’est une décision qui revient à Israël ». Ce projet a, néanmoins, provoqué une vive réprobation de l’Union Européenne. Le ministère des Affaires Etrangères de l’Union européenne, Josep Borrell, a condamné toute tentative en ce sens : « L’Union européenne réitère que toute annexion constituerait une violation grave du droit international ».
Quoi qu’il en soit, la déclaration de Mike Pompéo, offre, à Israël, un blanc seing pour procéder à cette annexion. En effet, après maintes tractations, l’accord de coalition, passé entre le Premier Ministre Benjamin Netanyahu et le leader du parti Kahol Lavan Benny Gantz (le 20 avril 2020), prévoit que l’annexion de la vallée du Jourdain et de toutes les implantations en Cisjordanie pourra faire l’objet d’un vote au sein du cabinet, ou de la Knesset, à compter du 1er juillet 2020… dès obtention de l’accord du gouvernement américain. C’est chose faite.
Il convient, toutefois, de s’interroger sur la position Européenne et plus précisément sur son passage d’une stigmatisation des juifs, considérés comme peuple déicide, pendant 2000 ans, à celle des juifs « occupants d’une terre supposée palestinienne » en vertu d’une règle présentée comme relevant du Droit international.
Le Christianisme, adopté dans le monde romain au IV° siècle (ec), a posé que les juifs étaient collectivement responsables de la mort de Jésus. Aussi, la religion a-t-elle expliqué que la destruction du Temple, par Titus (70 ec), et la dispersion des juifs dans le bassin méditerranéen n’était autre qu’une conséquence de la réalisation des malédictions évoquées dans la Loi juive.
En effet, le Deutéronome (28, 15-69) contient des mises en garde très sévères à l’endroit des juifs s’ils s’écartent des injonctions divines : « le peuple israélite sera maudit » et « il périra pour avoir abandonné le Seigneur ». « Il sera livré vaincu aux ennemis et deviendra un objet de terreur pour toutes les nations de la terre ». Il deviendra « la stupeur, la fable, la risée de toutes les nations et ses enfants iront en captivité ». « Toutes les malédictions le frapperont jusqu’à ce qu’il périsse » et le Seigneur « se réjouira de vous faire périr et de vous exterminer et vous serez déracinés de cette terre dont tu vas prendre possession. » (Deutéronome 28, 63).
C’est ainsi que les juifs sont devenus les parias de la société occidentale moyenâgeuse : étrangers, isolés du reste de la population, ils ont été spoliés de leurs biens par les seigneurs ou les souverains. En 616, le Concile de Paris a interdit aux juifs l’accès aux fonctions civiles et les a privés des activités agricoles ou artisanales. En 1246, le Concile de Béziers leur a imposé de coudre une rouelle jaune sur leur vêtement, et le port d’un chapeau pointu jaune. S’agissant du droit de propriété, les juifs n’avaient que l’usage des biens qui restait la propriété des seigneurs ou souverains. Lorsqu’ils se sont vus offert la possibilité de prêter de l’argent contre versement d’intérêts (activité interdite aux chrétiens), les créances ont, parfois, été annulées et, lorsqu’ils se faisaient expulsés, ils ne pouvaient en demander le remboursement. Dans tous les cas, ils étaient lourdement imposés et ne pouvaient embaucher de chrétiens à leur service…
Dans la plupart des pays d’Europe occidentale, la discrimination des juifs a duré entre le concile de Latran de 1215 jusqu’au 18e siècle. Le siècle des lumières et la déclaration des Droit de l’Homme et du Citoyen (1789) enclencheront leur émancipation et leur permettront d’acquérir citoyenneté et l’égalité des droits.
Pour autant, l’Europe restait chrétienne : le système intellectuel de pensée unique restait, ainsi, organisé autour de la stigmatisation des juifs, toujours considérés comme peuple déicide. Pour palier à cet enfermement, a-t-il été décidé, en France (en 1905), le principe d’une séparation de l’Eglise et de l’Etat. Le principe de laïcité n’a toutefois pas été adopté dans tous les pays européens et les juifs sont restés responsables des maux de l’humanité, à l’instar du bouc émissaire envoyé dans le désert, chargé des péchés de la communauté (Lv 16, 7-10).
Le programme d’extermination des juifs organisée par l’Allemagne nazie, au cours de la seconde guerre mondiale, n’apparait, finalement, que comme une prolongation des massacres, spoliations, humiliations… que les juifs ont vécus pendant 2000 ans, mais conformément à la révolution industrielle, dans une réalisation de masse.
Comme Vatican II a cessé de faire des juifs les responsables collectifs de la mort de Jésus, il a fallu trouver un nouveau mobile de stigmatisation. C’est ce qui fut fait avec le concept d’«occupation de territoires palestiniens ».
Ce concept est, bien évidemment, faux : l’occupation d’un territoire suppose qu’il dépende d’une souveraineté spécifique, ce qui n’est pas le cas de la Cisjordanie. Lorsqu’Israël l’a occupée, en 1967, elle dépendait du Royaume Hachémite. Or, la souveraineté jordanienne a cessé le 31 juillet 1988. Aussi, et depuis 1993, la présence israélienne en zone C de Cisjordanie et les prérogatives quasi souveraines de l’Etat juif sur ce territoire, résultent des accords de paix israélo palestiniens d’Oslo.
Certes, les arabes de Palestine avaient vocation à constituer un Etat sur ce territoire. Ils l’ont toutefois refusé, en 1947. Aussi, et faisant fi des accords internationaux et des modifications géopolitiques survenues, l’Onu a posé comme axiome (le 6 mai 2004), que la Cisjordanie et Jérusalem Est n’était autre que le « territoire palestinien occupé depuis 1967 » (sic).
Ce postulat est juridiquement et historiquement faux. Toutefois, et pour faire accréditer cette thèse, il est martelé qu’il s’agit d’une règle de Droit international, insusceptible de contestation… telle une vérité d’Evangile.
Cette vérité sied naturellement au monde de l’Islam : tout comme le christianisme, le Coran stigmatise les juifs qui n’ont pas reconnu Mahomet comme le dernier des prophètes. De même, il n’existe pas en Islam, de séparation entre le religieux et le profane. Enfin, la Palestine est considérée comme un Waqf, c’est-à-dire une terre d’Islam à jamais. Les islamistes sont donc tenus de lui restituer cette nature.
Cette vérité convient également à l’Europe qui s’estime responsable de la situation, avec sa décision de partager la Palestine (le 29 novembre 1947) et qui peut, désormais, se défausser de sa responsabilité en imputant les torts à Israël. Il suffit, pour la Cour International de Justice d’émettre un avis sur le « mur construit en territoire palestinien occupé » (9 juillet 2004), et de condamner régulièrement Israël pour son « occupation de territoires palestiniens ».
La décision prochaine de la CPI sur les « soi-disant crimes de guerre commis par Israël en Cisjordanie » devrait être grandement instructive : en cas d’incompétence, faute d’occupation, il sera définitivement mis un terme à cette nouvelle calomnie.
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Bonaparte, oh! combien je vous donne raison.
Nous sommes armés. voilà qui est bien dit.
ROSA
Julien et Bonaparte: un plaisir de vous lire. Bien d’accord avec vous. La chretienté est pleine de contradictions car la croyance a évolué en fonction de l’air du temps.
– Religion monotéiste disent les chretiens, alors pourquoi considerent ils Jesus comme Dieu (divin enfant)
– comment peut-on mourir si on est D.
– Comment expliquer la trilogie de maniere claire
– Jesus se serait sacrifié volontairement pour sauver ses adeptes, pour prendre leurs pechers sur lui. Alors pourquoi designer un coupable ?
Cela étant, cela ne nous pose aucun problème: les gens peuvent bien croire ce qu’ils veulent à condition de ne pas nuire. Mais est-ce le cas ?
Ces idiots d’Européens chrétiens , osent accuser les juifs de déicides alors qu’eux-mêmes ne savent pas qui ils sont !! Oui c’est eux qui le tuent une deuxième fois n’ayant pas compris un seul mot de L’ EVANGILE !!! Un chrétien qui ne sait pas qu’il est mort pour nous sanctifier de nos péchés , une mort et une résurrection voulue par DIEU l’ ETERNEL ,et en plus , accuse les juifs , est un parfait idiot , excusez-moi !!!
Et ne parlons pas de l’ Islam qui n’est q’ une IMPOSTURE , une vampirisation de tous les personnages bibliques accommodés à une sauce mahométane !
Quant à la JUDEE SAMARIE , Le MACRON nous fait bien rire quand il parle de DROIT INTERNATIONAL …. souvenez-vous de l’ histoire du TRAM de JERUSALEM dont Véolia et Alsthom avaient remporté l’appel d’offre : arrivé à JERUSALEM EST , tout a été stoppé , l’AP a fait arrêter les travaux en portant plainte cotre eux !!! Mais le Tribunal en FRANCE ne connaissait pas bien l’ HISTOIRE de cette JUDEE SAMARIE se nommant » Cisjordanie et dont les palestiniens revendiquaient la propriété !!! Eh bien ils ont fait des recherches approfondies pendant deux mois et le verdict est tombé : la COUR d’ APPEL de VERSAILLES a déclaré que , dans le Droit International , les occupants légaux , légitimes , sont les ISRAELIENS et que les palestiniens n’ont aucun DROIT !!!
Et MACRON ose encore se la ramener … même pas honteux d’être aussi ignare !!!!
Voilà comment on fabrique des Hitler et ……ils seront les premiéres victimes .
Cette fois nous sommes armés et il faut venir nous chercher .