L’Iran menace directement le Bahrein d’ingérence militaire après la déchéance de sa nationalité d’un mollah chiite
Radio Free Europe / Radio Liberty
Une personnalité de premier rang de l’armée iranienne vient de menacer le gouvernement du Bahrein d’un soulèvement armé, à la suite de la déchéance de sa nationalité imposée à l’ayatollah chiite le plus prédominant du royaume dirigé par les Sunnites.
Dans une déclaration du 20 juin, le Ministère de l’Intérieur du Bahrein a accusé l’Ayatollah Isa Qassem d’employer sa position élevée afin de « servir les intérêts d’une puissance étrangère » – l’Iran islamiste, pour ne pas le nommer – et de promouvoir « les comportements sectaires et la violence ».

A la suite de l’annonce de cette décision, des reportages ont mentionné que des milliers de partisans de Qassem se sont rassemblés à l’extérieur de son domicile dans le village de Diraz afin de montrer leur soutien au religieux chiite, qiui a soutenu les protestations menées par la majorité chiite du Bahrein, apparemment pour réclamer plus de « droits civils et politiques », vraisemblablement dans un but de renversement du régime sunnite,soutenu par l’Arabie Saoudite proche.
Dans un communiqué paru dans les colonnes de l’Agence de presse semi-officielle iranienne Fars, le Commandant en chef du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, Qassem Soleimani a mis en garde le gouvernement du Bahrein, qu’il s’expose à « de pénibles répercussions » pour ses actions prises contre Qassem.
Soleimani ne s’est absolument pas gêné pour dire que ses représailles pourraient « comprendre une résistance armée » (« Intifada ») et le renversement de la dynastie régnante.
Dans une déclaration publiée par l’agence de presse Tasnim, le Ministère des Affaires étrangères d’Iran a exhorté le gouvernement bahreini « à ne pas faire sauter et brûler tous les ponts qui relient le gouvernement au peuple » et de « tenir des pourparlers sérieux au niveau national afin de mettre un terme à la crise actuelle ».
En même temps, le groupe terroriste libanais Hezbollah a mis en garde en disant que le geste contre l’ayatollah Qassem aura « de très graves conséquences » et a appelé les Bahreinis à « exprimer massivement leur indignation » dans la rue.
Le porte-parole du Département d’Etat américain, John Kirby a déclaré que les « Etats-Unis sont alarmés » par la décision du Bahrein de révoquer la citoyenneté de Qassem, en disant « ne pas être informé de preuves crédibles pesant contre sa personne pour pouvoir soutenir cette décision ».
Le Bahrain héberge la Vè flotte de la Navy américaine [NDLR : en un mot, les Etats-Unis soumettent leurs anciens alliés sunnites au chantage d’ingérence de leur nouvel allié, l’Iran chiite génocidaire de sunnites en Irak…].
Après la condamnation à mort, en Arabie Saoudite, du cheikh chiite Nimr Baqer Al-Nimr le 2 janvier 2016, on monte encore d’un cran dans la tension chiite-sunnite dans le Golfe.

Adaptation : Marc Brzustowski
Bahreïn: La déchéance de nationalité d’un chef chiite « va enflammer la région » (général iranien Soleimani)
La déchéance de sa nationalité par Bahreïn d’un chef religieux chiite de ce pays « va enflammer la région« , a affirmé le général Qassem Soleimani, un des hauts responsables de l’armée d’élite d’Iran, dans un communiqué publié par l’agence de presse Tasnim.
« Le régime de Bahreïn sait sûrement que l’agression contre l’ayatollah Issa Qassem est une ligne rouge qui, une fois franchie, va enflammer Bahreïn et toute la région », a affirmé le général Soleimani, chef de la division [terroriste] al Qods (opérations extérieures) des Gardiens de la révolution.
« Le régime de Manama devrait (aussi) savoir qu’insulter l’ayatollah Issa Qassem et poursuivre une pression intense sur le peuple de Bahreïn, va marquer le début d’une sanglante intifada (insurrection »), ajoute le général. « Ses répercussions seront de la responsabilité de ceux qui légitiment l’insolence des dirigeants de Bahreïn », selon lui.
Il dénonce également le « silence assourdissant » de l’ONU, des Etats-Unis et des pays occidentaux face à « l’étendue des crimes et de l’oppression » de la dynastie au pouvoir à Manama.
Le gouvernement bahreïni a déchu lundi de sa nationalité cheikh Issa Qassem, le plus haut dignitaire chiite du pays et critique du pouvoir sunnite, une décision qui a entraîné des protestations dans son village.
Considéré comme le chef spirituel de la majorité chiite, cheikh Issa Qassem, imam et prédicateur dans une mosquée de la localité de Diraz, est connu pour ses critiques contre le gouvernement dans ses prêches prononcés à la prière hebdomadaire du vendredi.
Aucune indication n’a été donnée sur le sort de cheikh Issa Qassem. En principe, un déchu de sa nationalité devrait être expulsé de Bahreïn mais le processus est long.
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Crime de lèse majesté. l’honneur est ben jeu, vous vous rendez compte ?
les iraniens comme leurs collègues d’en face ne se sentent plus