L’armée israélienne a tué jeudi deux combattants du mouvement radical palestinien Jihad islamique dans le nord de la bande de Gaza, près de la frontière avec Israël, a-t-on appris de sources concordantes.
Dans un communiqué, la branche armée du mouvement, les Brigades Al-Qods (Jérusalem), a annoncé « la mort d’Ibrahim al-Najjar, 21 ans, et d’Abdel Karim Nasser, 20 ans, de Jabaliya, tombés en martyrs jeudi à l’aube dans un bombardement d’artillerie israélien à l’est de Gaza lors d’une opération de jihad ». « Les deux combattants qui posaient des explosifs dans la zone frontalière où les forces sionistes effectuent fréquemment des incursions ont été visés par de nombreux obus et ont été tués sur le coup », selon le texte. Les deux hommes faisaient partie d’un groupe qui a été intercepté alors qu’il s’approchait de la clôture israélienne séparant le territoire palestinien d’Israël, a affirmé dans un communiqué l’armée israélienne.
Dans la nuit, une unité israélienne a repéré plusieurs Palestiniens armés près de la clôture de sécurité dans le nord de la bande de Gaza. Un appareil de l’armée de l’air appuyé par des forces terrestres utilisant des obus a tiré en direction des activistes qui ont été touchés », ajoute le texte. « Les soldats israéliens qui ont ensuite inspecté le secteur ont découvert les corps de deux terroristes du Jihad islamique, ainsi que des armes légères, des uniformes et un engin explosif », a-t-elle poursuivi. Ni les services palestiniens de sécurité ni ceux de santé à Gaza n’ont confirmé ces informations. Dans un autre communiqué, le Jihad islamique a revendiqué des tirs de mortier sur un groupe de véhicules militaires israéliens à l’est de Gaza.
« L’armée israélienne tient l’organisation terroriste du Hamas pour unique responsable de ce qu’il se passe dans la bande de Gaza et du maintien du calme dans cette région », selon le communiqué militaire israélien. Le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, a affirmé mercredi qu’une des priorités de son gouvernement en 2011 serait d’éviter de donner un prétexte à Israël pour déclencher une nouvelle guerre à Gaza. Le mouvement islamiste, qui contrôle la bande de Gaza depuis juin 2007, y fait régner un cessez-le-feu de facto depuis la fin de l’opération militaire israélienne « Plomb durci » en janvier 2009, lancée notamment pour arrêter les tirs de roquettes et d’obus de mortier palestiniens.
Malgré cette accalmie, depuis le début de l’année, plus de 190 roquettes et obus ont été tirés vers Israël à partir de la bande de Gaza, selon l’armée israélienne. Celle-ci fait également état d’une « centaine d’incidents liés au terrorisme près de la clôture de sécurité entourant la bande de Gaza en 2010 », sans fournir d’autres précisions.
L’armée israélienne lance régulièrement des raids contre les auteurs présumés des tirs de roquettes, ainsi que contre des activistes palestiniens radicaux présumés soupçonnés de préparer des attentats anti-israéliens. Trois responsables du groupe radical Armée de l’Islam ont ainsi été tués en novembre dans deux raids aériens à Gaza. L’armée israélienne les accusait d’être « impliqués dans un projet d’attaque prévoyant l’enlèvement d’Israéliens dans le Sinaï » égyptien, limitrophe de la bande de Gaza.
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